‹ L'Hellénisation du monde antiqueChapitre 75 sur 157 · IV. — L\ MACÉDOINE, NOUVELLE l'UlSSANGR HELLÉNIQUE · texte numérisé non relu

IV. — L\ MACÉDOINE, NOUVELLE l'UlSSANGR HELLÉNIQUE

Par sa politique en Thrace, Athènes entre en contact et bientôt en conflit avec la Macédoine.

Le royaume de Macédoine peut, en bien des points, être comparé à celui de Bosporos ou à celui des Odryses ; il est lui aussi un état demi-barbare et hellénisé. Les Macédoniens étaient-ils de race grecque - ? La chose est incertaine, mais en tout cas ils s'étaient mêlés à des peuples barbares, Péoniens et lllyriens, et étaient considérés par les Grecs comme des étrangers. De très bonne heure cependant, des relations s'établissent entre la Macédoine et le monde grec. Comme chez les Odryses ou les Scythes, les rois sont les premiers à adopter les mœurs et les idées grecques : ils avaient fait reconnaître leur qualité d'Hellènes en obtenant de participer aux Jeux Olympiques. Au v^ siècle, Alexandre I^^, bien qu'allié du Grand Roi, avait rendu assez de services aux Grecs pour mériter le surnom de Philhellène. Archélaos s'était montré protecteur éclairé des lettres et des arts et avait attiré à sa cour Zeuxis et Euripide. A partir de 360, Philippe va faire de la Macédoine non seulement un état grec, mais le premier des états grecs.

Philippe apparaît comme le chef de la Grèce. C'est vers lui que se tournent tous ceux qui rêvent une grande entreprise de tous les Grecs contre la Perse. Cette politique est éminemment représentée pour nous par Isocrate. En 380, Isocrate lisait aux jeux Olympiques son Pané-

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