‹ L'Hellénisme en FranceChapitre 58 sur 216 · BOIVIN TRADUCTEUR D'ARISTOPHANE · texte numérisé non relu

BOIVIN TRADUCTEUR D'ARISTOPHANE

Qui font mourir les fleurs; ces dangereuses pestes,

Ces ennemis funestes , Sont par nous mis à mort, et disparaissent tous.

Accablés sous nos coups.

second r partie, en forme d'édit.

Le chœur se tourne vers les spectateurs.

Les oiseaux, en ce jour de fête, Mortels, vous font savoir, que quiconque osera De Philocrate mort leur apporter la tète,

Un talent d'or il recevra, Et quatre fois autant qui vif l'amènera ; D'autant que ce bourreau, ce maudit Philocrate,

Cent fois plus cruel qu'un pirate,

Les outrage en mille façons ;

Faisant enfler comme ballons

Bécasses, gelinottes, cailles»

Grives et semblables volailles;

Vendant sept à sept les pinsons,

El les enfilant comme perles

Par longs colliers et par cordons ;

Insultant à de pauvres merles;

Quelquefois même sans respect

Les lardant de leur propre bec,

Cruel affront, honteux supplice !

Enfin, en d'étroites prisons

Retenant d'innocents pigeons,

Visible et criante injustice!

A ces causes nous désirons

Que vif ou mort on nous le livre.

Ce voleur indigne de vivre.

Voulons encore et déclarons

Que si quelqu'un en ses volières

Tient prisonniers ou prisonnières,

Il les remette en liberté,

A peine de se voir traité Comme il aura traité nos bien-aimésjconfrères,

C'est-à-dire, d'être arrêté, Mis en prison, chargé de chaînes, Soumis à de pareilles gènes ; Car telle est notre volonté.

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