BOIVIN TRADUCTEUR D'ARISTOPHANE
Qui font mourir les fleurs; ces dangereuses pestes,
Ces ennemis funestes , Sont par nous mis à mort, et disparaissent tous.
Accablés sous nos coups.
second r partie, en forme d'édit.
Le chœur se tourne vers les spectateurs.
Les oiseaux, en ce jour de fête, Mortels, vous font savoir, que quiconque osera De Philocrate mort leur apporter la tète,
Un talent d'or il recevra, Et quatre fois autant qui vif l'amènera ; D'autant que ce bourreau, ce maudit Philocrate,
Cent fois plus cruel qu'un pirate,
Les outrage en mille façons ;
Faisant enfler comme ballons
Bécasses, gelinottes, cailles»
Grives et semblables volailles;
Vendant sept à sept les pinsons,
El les enfilant comme perles
Par longs colliers et par cordons ;
Insultant à de pauvres merles;
Quelquefois même sans respect
Les lardant de leur propre bec,
Cruel affront, honteux supplice !
Enfin, en d'étroites prisons
Retenant d'innocents pigeons,
Visible et criante injustice!
A ces causes nous désirons
Que vif ou mort on nous le livre.
Ce voleur indigne de vivre.
Voulons encore et déclarons
Que si quelqu'un en ses volières
Tient prisonniers ou prisonnières,
Il les remette en liberté,
A peine de se voir traité Comme il aura traité nos bien-aimésjconfrères,
C'est-à-dire, d'être arrêté, Mis en prison, chargé de chaînes, Soumis à de pareilles gènes ; Car telle est notre volonté.