‹ L'Hellénisme en FranceChapitre 59 sur 216 · LES OISEAUX ENTRE EUX · texte numérisé non relu

LES OISEAUX ENTRE EUX

Oiseaux, que votre sort est doux !

L'Olympe même a-t-il rien qui l'égale?

Sans manteau, sans fourrure, on méprise chez vous Des plus tristes hivers les plus âpres courroux.

En plein été , quand l'ardente cigale Remplit de cris aigus tous les lieux d'alentour, Dans des vallons fleuris, sous des feuillages sombres, Vous goûtez la fraîcheur des ombres Au milieu des ardeurs du jour.

L'hiver revient-il à son tour?

Loin des forêts et des campagnes, Sous quelque antre, à l'abri des injures du temps , Vous prenez de doux passe-temps Avec les nymphes des montagnes.

Enfin, quand les zéphyrs ramènent le printemps, Alors, donnant l'essor à vos rapides ailes,

Vous moissonnez dans les bois, dans les prés, Des myrtes amoureux les semences nouvelles,

Et les fleurs les plus belles, Dont, au retour d'avril, les jardins sont parés.

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