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naturel. Après cet accouchement, les règles deviennent peu à peu plus douloureuses le premier jour, et durèrent plus longtemps, de 5 à 8 jours. Pendant longtemps après la disparition des règles, elle avait un écoulement vaginal profus. Elle pouvait marcher et se tenir debout sans difficultés, excepté quand elle s’était surmenée, et alors elle « souffrait profondément dans le bas-ventre. On trouvait l'utérus en « rétroversion, le col utérin en rapport avec le col vésical, le vagin « s'étendant en arrière en un profond cul-de-sac. On découvrit en « avant du ligament large droit une petite masse de 4 cent. de diamètre, « immédiatement au-dessus de l’insertion du vagin. Je supposai que c'était un fibrome qui, par sa situation, produisait la rétroversion quand la vessie se distendait. C'était là la cause de la stérilité. Je redressai sans peine l'utérus, je mis un pessaire qui le maintint, et elle devint enceinte au bout d’une semaine. Elle fit une fausse couche à 3 mois, le 1° mars 1872. Le 23, sans demander avis à son médecin, elle fit le voyage pour me consulter parce qu’elle continuait à perdre depuis son avortement. Je la fis entrer dans mon hôpital privé. Je fis le tamponnement du vagin pendant plusieurs jours, maïs il causait une grande irritation au voisinage de ce que nous supposions être un « fibroïde. On ne pouvait plus sentir alors la masse, mais à sa place « on trouvait un épaississement diffus qui semblait occuper plutôt la « paroi vaginale que le tissu cellulaire qui la recouvrait, J'explorai soigneusement la cavité utérineavec la pince curette, afin de voir s’il ne restait pas de débris de placenta, je ne trouvai rien. Injections d’eau chaude matin et soir ; elles agirent mieux sur l'écoulement que les autres moyens. Sur le conseil du Docteur T. G. Thomas, j'introduisis dans le canal utérin un crayon formé de tanin et de beurre de cacao. On approcha alors la table à spéculum le long du lit, de façon à ce qu’elle püt s’y glisser doucement ; mais, au lieu d’agir ainsi, elle se dressa et se précipita sur son lit d’une façon si violente que je vis sur sa figure qu’elle en avait été effrayée. Il n’y eut pas d'écoulement après l’application du crayon, mais la garde m’apprit qu’elle avait été plus déprimée que d'habitude. Vers 8 heures du soir, elle commença à souffrir dans le ventre. Je fis donner un lavement avec 4 grammes d’elixir de memum. Vomissements ; température, 37°5 ; pouls, 106. Le lendemain, douleurs, vomissements ; je l’examinai, je ne trouvai rien de particulier par le toucher; je négligeai de mettre la main sur l'abdomen. Le lendemain, la situation s’aggravait ; le Docteur Thomas
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la vitet, en examinant l'abdomen, constata la présence d’une masse « du côté de la vessie, et émit l'idée que ce devait être une héma- « tocèle. Je fus de son avis. Les douleurs s’accrurent au point qu'aucune dose de morphine ne pouvait la calmer. Elle mourut dans la nuit.
A l’autopsie, nous trouvâmes la partie inférieure de la cavité péritonéale remplie par un volumineux caillot, qui couvrait les organes pelviens. Après avoir enlevé le caillot avec soin, nous vimes que « l’hémorragie avait commencé dans le tissu cellulaire en avant du « ligament large droit. Elle avait soulevé le péritoine sur toute « l'étendue de la face antérieure du ligament large, sur une partie du « côté de la vessie et entièrement entre l'utérus et la vessie. Lorsque « le sang eût ainsi rempli la cavité antérieure et soulevé le péritoine, la « rupture se fit du côté droit au niveau du centre du ligament large. « Le sang s’échappa alors dans la cavité péritonéale, et occupa à peu « près l’espace qu’on voit sur la figure ci-jointe,
Observation XVIII. — Hématocèle anté-utérine. — Laparotomie. — Guérison. — (Obs. de Mme Fanny Bern.) In Am. J. of Obst., Mai 1889.
Il s’agit d’une femme de 38 ans, réglée à 16 ans. En février 1887, elle fut prise de douleurs vives dans le bas-ventre, vomissements. Mme le D' Keller la soigna pour une rétroversion et congestion de l’utérus. Elle resta malade pendant quinze mois. Quand, après une fatigue et l’application d'un pessaire, le mal s’aggrava, Madame le « D' Fanny Berlin, appelée en consultation, constata une tuméfaction « de la région vésicaie s'étendant à mi-chemin entre le pubis et l’om- « bilic. Au toucher, le cul-de-sac postérieur est rempli par l'utérus « en rétroflexion, le cul-de-sac antérieur par la tumeur de consistance kystique.
L'auteur pratique une laparotomie exploratrice.
Une tumeur kystique brunâtre se présente, adhérant à la vessie et aux intestins et remontant à cinq centimètres à l’ombilic. Un demilitre de liquide chocolat est évacué.
La paroi kystique, isoléedifficilement, fut enlevée. Pas de pédicule, l’utérus est fixé en arrière par des adhérences ; les ovaires et Les
trompes sont sains. Légêre hémorragie en nappe en sectionnant le bord de la tumeur, qui semblait un caillot organisé. Lavage, suture abdominale, guérison assez rapide. D' Gannet pense que la pièce anatomopathologique est une hématocè'e.
Le diagnostic était rendu difficile par la situation exceptionnelle de la tumeur, la rareté des hématocèles chez les vierges, la sensation nettement kystique que donnait la tumeur, au lieu de la consistance élastique habituelle.
Observation XIX. — Hématocèle anté-utérine. — Un an après expul-
sion des débris osseux par la vessie. — Obs. XII de GAUTHIER, in Am. F. of Obst., 1889.
Femme de 22 ans, bien et régulièrement réglée jusqu’en mai 1887 ; ses règles ne parurentpas ce mois-là ; elle eut des nausées, des vomissements ei se plaignit de malaise général.
Le 20 juin, douleur excluriante dans le bas du ventre qui dura trois jours et la maintint au lit ; trois crises nouvelles dans le courant du mois et de même durée.
Enseptembre, nouvelle crise plus intense que les précédentes, etqui la maintint aulit plus longtemps. Elle était très prostrée. À ce moment, elles’aperçut pour la première fois que son ventre augmentait. Pendant l’été, mais sans pouvoir préciser l’époque, elle rendit des membranes par le vagin.
En présence de cet état vague, on fit le diagnostic de crampes, de coliques, de grossesse, de fibrome utérin.
En avril 1888, l’auteur la vit pour la première fois. Au toucher elle présentait une tumeur grosse comme une orange sur le côté gauche de l’utérus. Sa connexion avec la vessie amenait des mictions fréquentes, l’état général était bon ; Thomson diagnostique un kyste de l’ovaire ou un fibrome de l'utérus.
« En rai, la tumeur augmentait toujours de volume, les douleurs « devenaient plus grandes, les symptômes de cystite plus intenses : « les urines étaient plus épaisses, sédimenteuses et contenaient des « débris durs qu’on reconnut au microscope pour être des os.
Son état s’améliora peu à peu et le 13 juin les règles étaient revenues.