‹ L'Hématocèle Anté-UtérineChapitre 5 sur 36 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Il peut sembler à quelques-uns que tout ait été dit sur l'hématocèle : ce n’est point là notre avis. Nous avons eu, au cours des vacances dernières, dans le service de M. le Professeur Gross, alors suppléé par M. le Professeur agrégé Vautrin, et où nous remplissions les fonctions d’interne, l’occasion d'observer une malade atteinte d’une affection péri-utérine.

Il s'agissait d’un cas rare d’hématocèle anté-utérine.

Un autre cas, à l'opération duquel nous avions assisté en 1892, en qualité d’externe, chez M. Vautrin, avait déjà éveillé notre attention. Aucune thèse spéciale n'ayant encore paru sur cette variété clinique, nous la choisimes comme sujet inaugural.

Nous aurions dû intituler notre travail: de l’hématocèle péri-utérine et en parliculier de l’hématocèle antéutérine, car pour bien connaître cette dernière variété, il nous à fallu étudier l’hématocèle classique. Sans perdre de vue à aucun moment notre but, nous avons élagué tout ce qui pouvait se rapporter à l'hématocèle rétro-utérine.

Traiter de l’hématocèle anté-utérine en particulier, c'était réduire à quelques pages un sujetoù 1l y a toujours à dire et accepter l'opinion de ceux qui nous avaient

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précédés. Je n’en veux ici que deux exemples: l’école de Paris, par la voix autorisée de Cestan, semble ne plus vouloir reconnaître à l’hématocèle qu’une seule cause: [a crossesse tubaire. C'est là, à notre avis, une exagération.

D'autre part, prétendre que l’hématocèle est une affection essentiellement chirurgicale qui ne relève que de là laparotomie, nous à semblé également une opinion à contrôler.

C'est moins un parallèle qu’une étude complète de Ia question que nous avons voulu donner ici.

Le plan général n’a rien de bien spécial. Peut-être, quelques chapitres mériteraient-ils un plus large développement, une argumentation plus serrée : abandonné à nos propres ressources, pressé enfin par des conditions indépendantes de notre volonté, nous nous sommes cependant attaché à ne pas trop fallir à la tâche que nous nous étions tout d’abord tracée.

N'’apporterions-nous rien de nouveau : en réunissant les documents épars dans les livres, les journaux et les thèses, en contrôlant les opinions contradictoires ayant cours, nous espérons n'avoir pas fait œuvre complètement inutile.

Trois points spéciaux ont surtout fait l’objet de notre attention :

Des causes particulières de l’hématocèle anté-utérine ; des éléments qui peuvent servir au diagnostic rétrospectif de l’hématocèle ; du traitement où nous nous sommes surtout attaché à deux choses : ne formuler une règle opératoire qu'après l'examen approfondi d'opinions contradictoires, chapitre nécessairement un peu long mais qu'il nous à été impossible d’écourter ; la voie étant trouvée: cilo et tuto, tel a été le principe qui nous a guidé en proposant la possibilité de l’élytrotomie antérieure.

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