‹ L'Hématocèle Anté-UtérineChapitre 7 sur 36 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Bourdon (1), Récamier (2), qui dès 1830, se sont occupés de l'hématocèle sans la dénommer d’une facon spéciale, en traitant des tumeurs fluctuantes du petit bassin ; Figuès, qui le premier la nomma rétro-utérine ; Nélaton (3), qui la signala d'une manière toute spéciale à l’attention des praticiens dans ses lecons de 1871 à Saint- Louis : tous sont muets sur l'hématocèle anté-utérine.

Dans la discussion à la Société de chirurgie de 1871, Robert (4) montre qu’elle n’est pas toujours rétro-utérine ; il rappelle l'observation de Piogey où la collection hématique occupaitle côté droit et dit qu'on la rencontresur les côtés et dans les ligaments larges.

Gallard (5) est le premier qui fasse mention de la variété qui fait l'objet de cette étude, (1860". « Il est beaucoup plus logique de préférer la dénomination de péri-utérine, à celle longtemps employée de rétro-utérine ; car s’il est vrai que la collection sanguine s’accumule le plus souvent dans le cul-de-sac péritonéal, utéro-rectal, en arrière de l'utérus, iln'en est pas moins incontestable qu’elle déborde toujours sur les côtés, et peut se rencontrer quelquefois même en avant. »

Laugier, dont le mémoire de 1855 fit époque, n’en dit rien.

Plus près de nous, il faut venir jusqu’en 1873, où Braun, Schœder, Martin-Magron citent les premières observations après celle de Gallard (6).

(1), (2), (3) Voir Nélalon, Éléments de pathologie, t. VI, 1885. (4) Robert. — Bullet. soc. chirurgie, 1852, p. 132.

(5) Callard. — Arch. Med., 1860, p. €S6.

(6) Archiw. für gyn., t. V, Berlin, 1873. Pathogénie.

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Parmi les thèses, la première qui en fasse mention incidemment est celle de Nachtel (1).

De Synety substitue au mot rétro, celui de cireumutérine pour bien montrer la possibilité de l’hématocèle en avant de l’utérus.

Notons encore l'excellente thèse de Jousset, l'ouvrage de Schræder qui n’en parlent qu’à titre de curiosité pathologique. Tous se contentent de reproduire comme exemple à l'appui, le cas de Braunn.

Nous avons placé nos observations par ordre chronologique. Il sera ainsi facile de voir leur date d'apparition.

Malgré les cas assez nombreux que nous avons pu recueillir, il n'en reste pas moins indéniable que cette hématocèle est une rareté : nous lisons une observation américaine (2) (1890) où le diagnostic est resté en suspens en raison même du peu de fréquence anté-utérin.

Encore, disons-le de suite, 1l n’en est qu'un petit nombre qui aient été vraiment diagnostiquées.

Il nous à fallu compulser intégralement toutes les thèses que la Bibliothèque de la Faculté a bien voulu mettre à notre disposition, pour les réunir. Il en est beaucoup qui ne sont que des trouvailles d’autopsies ou de laparotomies.

Notre but sera d’en expliquer les raisons.

(1) Nachtel. — Thèse Paris, 1875.

(2) Observation de Fanny Berlin.

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