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par les deux narines. M. le Dr CaPeTrE, chirurgien de garde, est appelé. Il diagnostique une fracture du crâne, mais ne découvre aucune complication justifiant l'intervention chirurgicale.
« Le lendemain matin, à la visite, j’examine l'enfant ; il est assoupi et difficilement tiré de sa torpeur, mais il finit par répondre à l'interrogatoire, de façon confuse d'abord, plus nette à la fin. I ne se souvient d’ailleurs pas de son accident. Il porte sur la hanche, la cuisse, le coude gauche, des contusions et des ecchymoses. Il n’y a pas de trouble paralytique ni à la face, ni au niveau des membres. La sensibilité est partout conservée. Les réflexes cutanés et tendineux sont normaux. Les pupilles sont égales et réagissent également à la lumière. L'otorrhagie et l’épistaxis continuent. On pratique la ponction lombaire ; elle donne encore un liquide hémorragique. A trois heures de l’après-midi, l’interne de garde, M. Hur- NAGEL, est appelé auprès de l'enfant et m'en dira au téléphone l'aspect suivant :
« Coma presque complet ; pas de réaction aux excitations périphériques ; de temps en temps, mouvements désordonnés ; il existe une tuméfaction et une ecchymose temporo-pariétale gauche très nette ; une dilatation pupillaire considérable à gauche ; au niveau des membres, les réflexes sont abolis, mais pas de signe de paralysie lacalisée ; pas de signe de BaBinskt ni à droite ni à gauche ; les deux bras et les deux jambes retombent lourdement dès qu’on les a soulevés et abandonnés.
« L'interne HurNAGEL fait le diagnostic précis de compression cérébrale par hématome. Lorsque j'arrive auprès du malade, le tableau de ce coma secondaire avec iné-