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inents (flexion et extension). Face : légère asymétrie faciale, plis moins bien marqués à gauche. Facial supérieur normal. Peaucier : son action un peu diminuée à gauche. Réfiexes tendineux ; exagérés des deux côtés, mais surtout à gauche. Pas de clonus du pied. La recherche du signe de Babinski ne donne pas de réponse nette. Les crémastériens et le cutané abdominal existent des deux côtés. Troubles de la sensibilité aux trois modes du côté gauche. Astéréognosie complète à gauche. Oreille : entend un peu moins bien à gauche. Rien
à signaler du côté des appareils respiratoire, circulatoire, etc.
OD. 0G FrG. 6. — Obs. 5.
27 novembre 1913. — Nous avons revu pour la dernière fois ie
malade à cette date ; les limites du scotome n'avaient pas varié.
OBSERVATION 6. — Hémianopsie en quadrant inférieur gauche (fig. 7). — Service ophtalmologique de l'hôpital Laënnec.
Observation recueillie dans le service ophtalmologique de l'hôpital Laënnec, grâce à l’obligeance de notre maître le docteur Rochon- Duvigneaud, et de notre ami le docteur Ducamp, assistant du service.
Alfred Sava..…, o4 ans, chauffeur d’automobile. Marié à 35 ans. Sa femme bien portante. Deux grossesses ; un enfant vivant bien portant, un enfant mort pendant l'accouchement. Jamais malade, jusqu’à ce jour, vient consulter à l’hôpital Laënnec, parce que, conduisant son automobile, il craint « d’écraser les personnes qui, sur la
chaussée, viennent du côté gauche ».
27 juin 1913. — Champ visuel : Hémianopsie en quadrant inférieur gauche. Vision maculaire normale pour le blanc et les couleurs, jusqu'à 10° (fig. 7). Emmétrope. VOD et OG=0,8. Membranes, milieux et motilité oculaires normaux. Signe d’Argyll.
Examen général : Douleurs d’estomac par périodes. Pas de troubles
génito-urinaires. Pas d’autres signes de tabes. Réflexes tendineux nor-
maux. Bien que le Wassermann fût négatif, 10 injections intravei-
LD
LD 75 1 / s
La + D (TS ZI ‘
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ù NZ 277 TZ
OD
FrG. 7, — Obs. 6.
neuses de benzoate de mercure en juillet, et 6 injections intravei-
neuses de néosalvarsan de 0 gr. 30 à 0 gr. 90 en août. 29 août 1913. — Pas de modification du champ visuel.
27 novembre 1913. — Le malade a été revu le 27 novembre 1913 par
le docteur Ducamp, les limites n'avaient pas varié.
OBSERVATION 7. — Hémianopsie en quadrant supérieur gauche (fig. 8). — Clinique ophtalmologique de l’Hôtel-Dieu.
Malade dû à l’obligeance de notre ami le docteur Velter.
M. Lac, 42 ans, Levallois-Perret, vient consulter le 13 novembre 1912, à la clinique ophtalmologique de l’Hôtel-Dieu. Fumeur, non éthylique. Pas de lésions cardiaques. Pas d’albuminurie. Pression artérielle très élevée. Pas de syphilis connue.
Examen oculaire : Membranes et milieux oculaires normaux.
Motilité normale. Pupilles égales, réactions normales. — Champ
visuel : Hémianopsie en quadrant supérieur gauche, à contours irréguliers (fig. 8). Vision maculaire normale. VOD et OG=I. Ce malade ne s’étant présenté qu'une seule fois à la consultation de l'Hôtel-Dieu,
nous n’avons pas pu avoir d’autres renseignements.
LR 772:
FrG. 8 — Obs. 7:
Ces quelques observations, purement cliniques, ne sauraient établir la théorie de la projection. Cependant, nous avons jugé utile de les publier ici. Nous les rapprocherons des observations rapportées à la fin de cetouvrage. Elles nous ont permis d'étudier certains détails qui nous paraissent avoir une très grande importance : l’étiologie, les formes périmétriques, et surtout la constance et le caractère absolu
du scotome, que Monalk:ow a toujours niés.
Étiologie. — Si l’on veut bien rapprocher les sept observations précédentes des deux qui vont suivre et de toutes celles qui sont à la fin de l'ouvrage, cela fait un ensemble de plus de 60 cas d’hémianopsies en secteur ou plus particulièrement en quadrant. Néanmoins, ce nombre n’est pas très considérable et l’on peut regretter qu’un grand nombre d’hémianopsies en quadrant ou de scotomes hémianopsiques
passent inaperçus. Îls auraient surtout dans les cas suivis
d’autopsie et d'examen microscopique, une importance capitale pour résoudre les questions de la localisation du centre cortical, de sa limitation et de la projection. Les secteurs hémianopsiques sont souvent en rapport avec des lésions cérébrales discrètes entraînant peu de symptômes généraux. Ils déterminent d'autre part peu de troubles visuels, et les malades n'’attirent pas l'attention du médecin sur la recherche du champ visuel. D'autre part, pour déceler un scotome hémianopsique, le périmètre est indispensable, il n'existe guère que dans les services de spécialité. Enfin, des petits scotomes peuvent passer inaperçus à un examen périmétrique, et il a fallu les recherches systématiques et la patience de Foerster ou de Wilbrand pour établir leur exis-
tence clinique.
Au point de vue de la fréquence des hémianopsies en quadrant, notons la place importante que tient l’hémianopsie traumatique. Là aussi, beaucoup de secteurs hémianopsiques passent inaperçus ; le malade comateux ou amaurotique est amené dans un service de chirurgie, lorsque la conscience, puis la vision lui reviennent et que son hémianopsie se localise, les malade est encore peu transportable, pour être examiné au périmètre. Plus tard, cet examen n'est fait que si le trouble visuel est grand, et dans Île cas contraire, ce n’est que par hasard qu'il peut être révélé.
Les guerres récentes nous ont fourni quelques observations. C’est ainsi que nous avons pu retrouver deux observations dues à Makins et Fisher et à Critchett (guerre sud-africaine), et c'est l’organisation remarquable du service de santé au Japon, qui a permis à Tatsuji Inouye de rapporter
des observations extrêmement complètes, que nous ne pour-
Ro
rons ici que résumer. Ces observations d’hémianopsies en quadrant traumatiques auraient une bien plus grande valeur pour établir la théorie dé l’homologie topographique, si elles étaient accompagnées d’autopsie. Mais comment Monakow et ses partisans peuvent-ils expliquer qu'une balle intra-cranienne détermine une hémianopsie en quadrant ou une hémianopsie horizontale (double hémianopsie en quadrant supérieur ou inférieur) constante? Ce fait ne peut exister que si l’on veut bien admettre que le trajet de la balle sectionne les radiations ou lèse un territoire cortical en rapport avec un quadrant rétinien, que ce quadrant est assez indépendant de l’autre, et que la « restitution » ne se fait pas.
Nous n’insisterons pas sur l’étiologie de l’hémianopsie en quadrant non traumatique, elle est la même que celle de l’hémianopsie (ramollissement, hémorragies, tumeurs, etc.). Il s’agit ici des mêmes lésions, leur seul caractère est d’être
limitées.
Formes périmétriques. — (Nous étudierons au chapitre VIT ce qui concerne la vision maculaire). L’hémianopsie en quadrant présente des formes variées. Dans certains cas, comme dans nos observations r et 8, les lignes limitantes suivent exactement le méridien vertical et le méridien horizontal. Le plus souvent, comme dans nos observations 2 et 4, ces lignes s’écartent légèrement de la verticale et de l'horizontale. On sait que le plus souvent dans les hémianopsies complètes typiques, le champ voyant dépasse la ligne verticale de quelques degrés, c’est le « champ visuel en excès » de Wilbrand. La limitation passant exactement
par la verticale est une disposition plus rare. Sans pouvoir
— hi —
donner une explication de ce phénomène, il est intéressant de remarquer qu'il se passe au niveau de la ligne horizontale séparant le quadrant inférieur du quadrant supérieur, ce qui se passe sur la ligne verticale séparant le champ droit du champ gauche.
Dans un troisième groupe, on peut classer les scotomes hémianopsiques limités à un quadrant ou y prédominant et
ayant des limites variées.
Hémianopsie horizontale. — Il est particulièrement intéressant, pour étudier la projection, de signaler l’hémianopsie horizontale, qui est une double hémianopsie en quadrant. Pour Panas, il s'agissait, dans ces cas, d’une névrite optique rétrobulbaire partielle bilatérale. Schweigger en signale deux cas sans autopsie et les attribue également à une double lésion du nerf optique, bien que la papille fût normale à droite et à gauche. Mauthner signale une hémianopsie horizontale à la suite d’une tumeur cérébrale, et Wiethe en publie un cas observé à la suite d’une chute sur la nuque (les nerfs optiques, le chiasma et les bandelettes étaient normaux, mais Îles Iésions cérébrales nombreuses ne permettaient aucune explication).
Enfin M. le professeur de Lapersonne publia une observation fort intéressante d’hémianopsie horizontale inférieure (obs. 43) qui fit l’objet de la Thèse de Grand (1897). Nous aurons l’occasion de revenir sur cette observation, et nous étudierons également les autres hémianopsies horizontales publiées depuis cette époque (obs. 14, 33, 4h et 56 à 63). Mais disons tout de suite l’importance de l’hémianopsie horizontale pour confirmer là théorie de la projection
des quadrants rétiniens. Cette forme d’hémianopsie étant