‹ L'Hémianopsie en QuadrantChapitre 26 sur 41 · ES OU · texte numérisé non relu

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du bord supérieur de l’occipital, avec fracture s’étendant

r . . 4 . rare au-dessus : hémianopsie en quadrant inférieur.

Obs. 42 (LENZ). — Fracture du crâne : dépression osseuse à 10 centimètres au-dessus et en dehors de la protubérance

occipitale externe : hémianopsie en quadrant inférieur.

Hémianopsies horizontales : Obs. 43 (be Lapersonns et GRAND). — Enfoncement de la voûte cranienne : hémianopsie horizontale inférieure. La dépression cranienne, qui répond à l’enfoncement de la voûte, correspond des deux

côtés aux première et deuxième circonvolutions pariétales.

Obs. 44 (HENsCHEN). — Coup sur le sommet de la tête

hémianopsie horizontale inférieure.

Ces quelques observations n’ont pas la valeur des précédentes avec autopsie ; néanmoins, loin d’être en contradic- {ion avec la théorie de la projection, elles semblent la confirmer.

Hémianopsies en quadrant par coup de feu

Obs. 45 (VALLGREEN). — Balle au-dessus de la calcarine :

amblyopie dans le quadrant inférieur.

Obs. 46 (DE LAPERSONNE et VELTER) et 47 (J. GALESOWSKI). — Si intéressantes à d’autres points de vue, elles ne peuvent être utilisées ici. On ne peut, en effet, dans ces deux cas, avoir de données suffisamment exactes sur les lésions déter-

minées par le projectile sur son trajet.

Obs. 48 (Van Duyse). — Coup de feu de la région temporale droite : hémianopsie bilatérale incomplète (Hémianopsie

en quadrant supérieur gauche typique avec scotome péri-

nr

maculaire). D’après les recherches de van Duyse, ce cas ne semble nullement en contradiction avec la théorie d’'Henschen, en ce qui concerne le quadrant anopsique. Les radiations ont été atteintes vraisemblablement dans le segment rétrolenticulaire de la capsule interne au niveau

de leur portion ventrale.

Obs. 49 (CHRISTIANSEN). — Hémianopsie en quadrant inférieure gauche avec rétrécissement concentrique considérable du champ visuel dans les autres quadrants, par coup de feu au niveau de la tempe droite. Mort au bout de quelques mois, à la suite d’un deuxième coup de feu. Le trou d'entrée de la première balle se trouvé au milieu du bord supérieur de la temporale inférieure droite. Le trajet se dirige en dedans, en bas et en arrière vers la partie antérieure du cuneus, le tiers antérieur des lèvres de la calcarine et son prolongement en avant du coin. La corne postérieure du ventricule latéral a été traversée. Les radiations sont détruites dans leurs moitiés supérieures. Cette lésion explique le quadrant inférieur gauche hémianopsique et confirme la théorie d'Henschen. À gauche, la balle atteint la partie antérieure de la calcarine et sort à la partie antéro-supérieure de la circonvolution occipitale inférieure. Les radiations sont tra-

versées en leur milieu.

Pour Christiansen, une telle lésion intéresserait les fibres les plus temporales et les plus nasales du champ correspondant et expliquerait le rétrécissement périphérique considérable du champ visuel. Une telle interprétation peut être admise, nous y reviendrons (chap. VII), la partie antérieure de la scissure calcarine correspondant vraisem-

blablement au champ périphérique, et les faisceaux supé-

EN rieur et inférieur des radiations étant très probablement

séparés, et présentant, sur la ligne horizontale, quelque chose d’analogue au « champ visuel en excès ».

Obs. 5o (Inouxe, cas 12). — Malheureusement, les observations d’Inouye ne sont pas accompagnées d'examens anatomiques, mais Inouye, s'étant livré à de nombreuses mensurations « cranio-coordinométriques » sur les crânes des Japonais, arrive à déterminer assez exactement le trajet du projectile. D’après ses mensurations, son cas 12 semble être en concordance avec la théorie de la projection, mais le résultat est incertain (l'acuité visuelle est mauvaise, une

seule détermination périmétrique a été faite).

Obs. 5r (Oxo, InouYE, cas 13). — Hémianopsie en quadrant inférieur gauche. D’après les mensurations d’Inouye, lésion du cuneus droit. :

Obs. 52 (Oxo, Inouve, cas 14). — Hémianopsie en quadrant inférieur droit, par blessure de la région pariétale gauche. Peu précise, mais néanmoins semble concorder avec la théorie de la projection.

Obs. 53 (Ono, Inouxe, cas 15). — Hémianopsie en quadrant inférieur gauche. Perte de substance osseuse à 50 mil-

limètres au-dessus de la protubérance occipitale externe.

Obs. 54 (Oxo, InouyE, cas 16). — Hémianopsie en quadrant supérieur et gauche. Orifice d’entrée de la balle région temporale à ro millimètres de l’angle externe de l'œil droit, orifice de sortie à trois travers de doigt au-dessus de la protubérance occçipitale externe. D'après les calculs d’Inouye, le trajet du projectile passe immédiatement

au-dessous du corps genouillé externe droit. L'absence

d’atrophie optique même partielle oriente plutôt l’auteur vers une lésion de la partie antérieure des radiations, dans leur segment ventral, ce qui s'accorde bien avec l’hémianopsie en quadrant supérieur. En résumé, ces cinq cas d’Inouye s'accordent tous avec la théorie de la projection des quadrants.

Obs. 55 (HEenscHeN, cas Lundqwist). — Coup de feu hémianopsie droite, avec scotome hémiañopsique dans le quadrant supérieur gauche. Pour Henschen, ce scotome est en rapport avec un petit éclat, qui, d’après la radiographie, intéresse la lèvre ventrale de la scissure calcarine ou les fibres ventrales des radiations.

Hémianopsies horizontales : Obs. 56 (Maxinxs). — Hémianopsie horizontale inférieure. « Le projectile a lésé la face externe de l’hémisphère droit, le cuneus, puis est passé vrai-

semblablement au niveau de l’avant-coin gauche ».

Obs. 57 (Crircnerr). — Hémianopsie horizontale inférieure. Blessure des deux cuneus, d’après l’auteur.

Obs. 58 (Maruo, InouYE, cas 5). — Hémianopsie horizontale inférieure. Lésion probable des deux cuneus, d’après les mensurations d’Inouye.

Obs. 59 (Haca, InouyE, cas 6). — Hémianopsie horizontale inférieure. Lésion probable des deux cuneus.

Obs. 60 (OKa, InouYE, cas 7). — Hémianopsie horizontale inférieure. Lésion probable des deux cuneus.

Obs. 61 (Oo, InouYE, cas 8). — La description de la localisation de la blessure manque de précision, mais,

d’après Inouye, semble bien concorder avec l’hémianopsie

horizontale inférieure.

Obs. 62 (Oxo, inouxe, cas 9). — Hémianopsie horizon: tale inférieure. D’après les calculs d’Inouye, le projectile aurait atteint, des deux côtés, le segment moyen des radia-

tions dans leurs moitiés supérieures.

Obs. 63 (Oxo, Inouxr, cas 10). — Hémianopsie horizontale inférieure. Orifice d’entrée de la balle à six travers de doigt au-dessus du pavillon de l'oreille gauche ; orifice de sortie à trois travers de doigt au-dessus de la mastoïde droite. D’après Inouye, les radiations droites ont été lésées par en haut, dans la partie moyenne de leur trajet. A gauche, la balle est passée bien au-dessus des radiations ; si les lésions concomitantes ont atteint un segment des radiations, il est évident que ce doit être le segment supérieur ou dorsal.

Il est à remarquer que toutes les hémianopsies horizontales traumatiques sont inférieures. Un projectile ayant traversé la base du crâne ou une fracture de la base ayant entraîné une double lésion des voies optiques ne seraient

qu'exceptionnellement compatibles avec la vie.

Toutes les hémianopsies par coup de feu s'accordent avec

la théorie de la projection.

En résumé : Tous les cas d’hémianopsie en quadrant recueillis dans la littérature médicale confirment la doctrine de la projection jusque dans la portion la plus

reculée des radiations optiques.

Nous n'avons pas rencontré un seul cas qui soit en contradiction avec cette théorie.

Pour Gratiolet, les radiations mettaient en relation les centres ganglionnaires avec la totalité de l’écorce cérébrale.

On sait maintenant que les radiations optiques ont pour

territoire terminal le lobe occipital et si l’on admet que le territoire cortical de la vision est limité à la calcarime et à son voisinage immédiat, seules les fibres de projection atteignant cette scissure, la partie inférieure du cuneus et le lobule lingual méritent vraiment le nom de radiations optiques.

Les radiations du pulvinar et celles du corps genouillé externe forment le champ de Wernicke nettement visible sur notre figure 2, planche I. Puis, se rassemblant en un faisceau, elles constituent le pédoncule postérieur de la couche optique, traversent le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne, et s’erfgagent dans le centre ovale du lobe occipital, en décrivant dans leur trajet d'avant en arrière une courbe à concavité interne autour de la corne occipitale du ventricule latéral. À ce niveau, les radiations contribuent à former la substance sagittale de Wernicke, composée de trois groupes de fibres, situés sur la face externe de la cavité ventriculaire. De dedans en dehors, c’est : 1° le tapetum, avec, en haut, le forceps major ; en bas, le forceps minor, au-dessus et au-dessous de l’ergot de Morend ; 2° les radiations optiques ; 3° le faisceau longitudinal inférieur. D'autre part, on à décrit quelques fibres optiques à la face interne de la corne ventriculaire (voile sagittal interne de Sachs).

Nous avons vu que les radiations optiques proprement dites sont mélangées intimement aux autres fibres de projection de l'écorce occipitale. Enfin, certains auteurs, Fleschig, Niessl, von Mayendorff, Archambault, attribuent au faisceau longitudinal un rôle optique corticipète. IL serait intéressant de connaître exactement le trajet exact des fibres

optiques proprement dites, quelles qu’elles soient.

Pour Monakow, les fibres de projection de la calcarine et de l'écorce voisine cheminent à la partie inférieure de la corne ventriculaire. Pour Henschen, elles forment un faisceau de 4 à 5 millimètres d'épaisseur, et d’uri centimètre de hauteur, situé sur la paroi externe de la corne ventriculaire, à la hauteur de la première et de la deuxième circonvolution temporale. Pour Vialet, les fibres émanées du cuneus, du lobule lingual et du lobule fusiforme cheminent dans une grande partie de leur trajet, à la face inférieure de la corne occipitale du ventricule, puis se placent à la face externe de celle-ci. Mais, pour cet auteur, toutes les fibres du cuneus ne passent pas à la partie inférieure du ventricule ; celles qui proviennent des parties antérieures et supérieures de cette circonvolution empruntent la voie supérieure, en passant au-dessus du forceps major. Nous avons retrouvé des fibres analogues sur nos préparations (obs. 8) (F C, fig. x, pl. D. On peut, avec Vialet, admettre que les radiations émanées du cuneus et du lobule lingual ne forment pas un faisceau uniquement localisé à la face inférieure de la corne occipitale ventriculaire, mais une couche rubanée enveloppant toute la partie postérieure de la corne, et s’étalant en avant, sur la face externe de celle-ci, en se mêlant à de nombreuses fibres venues de la convexité. Les recherches de Bechterew confirment l'existence de fibres optiques

sur les parois dorsale et ventrale de la corne.

Notre cas 8 et les différentes observations que nous venons d'étudier, surtout celles dues à un traumatisme, nous permettent de penser que non seulement la projection des quadrants existe jusqu'au segment le plus occipital des

radiations, mais encore que les radiations forment deux

faisceaux nettement séparés et situés à une certaine distance l’un de l’autre. En effet, si ces deux faisceaux étaient accolés l’un au-dessus de l’autre sur la paroï externe du ventricule, comment pourrait-on expliquer les nombreux quadrants

hémianopsiques typiques par balle de revolver?

Il est probable que les fibres de Vialet, qui passent au-dessus du forceps major et du ventricule, ne viennent pas uniquement de la partie supérieure du cuneus, mais bien du cuneus tout entier et de la lèvre supérieure de la calcarine. Les fibres qui passent au-dessous du ventricule viendraient uniquement de la lèvre inférieure de la calcarine et de l’écorce sous-jacente. Le faisceau du quadrant supérieur et le faisceau du quadrant inférieur seraient ainsi séparés par la corne ventriculaire, et, plus en arrière, par la

hauteur des forceps réunis par le tapetum.

Plus en avant, les deux faisceaux, séparés plus ou moins par des fibres de projection non visuelles, chemineraient à une certaine distance l’un de l’autre sur la paroi externe du

ventricule.

En résumé : Nous pensons que les radiations optiques peuvent être divisées en deux faisceaux qui, vraisemblablement, ont une certaine indépendance anatomique, et qui sont nettement indépendants au point de vue physiologique. Le faisceau supérieur correspond au quadrant rétinien supérieur, le faisceau inférieur correspond au quadrant inférieur.

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