PLANCHE I
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héma des voies et connexions cérébelleuses (emprunté à Villiger:). (ViGor FRÈRES, éditeurs).
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par l'intermédiaire de ces noyaux en rapport avec le cervelet, en empruntant le pédoncule cérébelleux moyen.
Enfin, dans son trajet, le faisceau pyramidal abandonne des collatérales aux noyaux protubérantiels.
4 Système cérebello vestibulaire. — I] existe des rapports intimes entre les novaux du nerf vestibulaire, et les noyaux gris centraux du cervelet, plus spécialement, le noyau du toit.
En effet, la racine du nerf de la huitième paire, se divise en deux branches, la racine cochléaire, et la racine veslibulaire.
Les fibres de la racine vestibulaire se terminent dans trois noyaux bulbaires : le noyau de Deiters, le noyau de Bechterew, le noyau triangulaire de l’acoustique.
Le cervelet fournit des fibres aux trois noyaux de la racine vestibulaire, le noyau du toit en est la principale origine, mais il est vraisemblable que le globulus, peutêtre même le noyau dentelé, fournissent un certain nombre de fibres : aucune d’elles ne semble provenir de l'écorce cérébelleuse. Or, il est à remarquer que si le noyau dentelé dépend de la corticalité du lobe latéral, le noyau du toit appartient au vermis : il en résulte qu'on peut concevoir entre le vermis et l'appareil vestibulaire des relations physiologiques de la plus haute
importance.
CIRCULATION ARTÉRIELLE. — Elle présente une disposition très différente selon qu'on la considère dans le cer-
velet d’une part, dans le bulbe, la protubérance et le pédoncule cérébral d’autre part.
I. — Le cervelet rejoint de chaque côté les trois cérébelleuses supérieure, moyenne et inférieure.
La cérébelleuse supérieure naît du tronc basilaire près de sa bifurcation, elle se porte en dehors et décrit une courbure en suivant le sillon sus-protubérantiel, puis elle s’infléchit et parcourt d'avant en arrière la face supérieure du cervelet en donnant deux branches, une externe qui poursuit à l'hémisphère correspondant, une interne qui se distribue à la valvule de Vieussens et à un vermis supérieur. La cérébelleuse supérieure est essentiellement l'artère du vermis superieur. Toutefois elle émet des branches centrales qui s’enfoncent dans le tronc cérébral à la partie supérieure de la protubérance et des branches périphériques qui vont sur le pédoncule cérébral s’anastomoser en plexus avec des rameaux fournis par la cérébrale postérieure.
La cérébelleuse moyenne (cérébelleuse inférieure et antérieure), naît de l’origine ou de la partie moyenne du tronc basilaire, passe sur les racines du moteur oculaire externe et se distribue à la face antérieure du cervelet.
La cérébelleuse inférieure (cérébelleuse inférieure et postérieure), naît de l'artère vertébrale : très flexueuse elle embrasse le bulbe en passant de sa face antérieure à sa face postérieure : elle traverse les racines de l'hypoglosse, continue son trajet à travers celles de pneumogastrique, puis arrive sur les côtés du quatrième ventri-
cule, où elle disparaît en s’enfonçant dans la profondeur.
|, en
Après ce trajet, elle se divise en une branche interne ou médiane qui occupe la scissure interhémisphérique du cervelet et s'épuise sur lelobe médian et entre en deux branches externes ou latérales destinées à la face inférieure du cervelet.
Les artères cérébelleuses sont toutes anastomosées entre elles, pour cette raison les foyers de ramollissements sont rares dans le cervelet, et quand ils se présentent ils sont ordinairement mal limités; au point de vue de la pathologie il faut signaler l'importance de deux artères : l'artère du noyau dentelé, branche de la cérébelleuse moyenne, dont la rupture est la cause la plus fréquente de l'hémorragie cérébelleuse et l'artère cérébelleuse postérieure et interne, dont l’oblitération provoque l'apparition d’un syndrome décrit en Allemagne par Adolf, Wallenberg et qui répond à ce que nous appellerons l’hémiplégie cérébelleuse inférieure d'origine cordonale.
Il. — Dans les autres parties du névraxe : bulbe, protubérance et pédoncule, qui nous intéressent spécialement, les artères sont terminales; l’oblitération relativement fréquente de leur tronc ou de leurs branches provoque des lésions limitées, telles que celles qui font plus particulièrement l’objet de cette étude.
On peut ranger ces artères dans trois catégories, et distinguer avec Duret des artères radiculaires, médianes ou centrales et périphériques.
Les artères périphériques peu volumineuses naissent du réseau piemérien et sont destinées aux cordons et aux masses grises, autres que les noyaux.
ES
Les artères radiculaires naissent directement d'un gros tronc artériel, se dirigent en dehors vers les racines qu'elles pénètrent. à un quart de millimètre du point d’émergence. Là, elles se divisent en deux troncs; l’un accompagne la racine, et se distribue aux faisceaux du nerf, l’autre remonte jusqu'aux cellules d’origine, au voisinage desquelles elle se résout en capillaires qui fusionnent avec ceux émanés de l'artère centrale du noyau pour former un réseau unique.
Les artères médianes ou centrales s'enfoncent immédiatement dans la substance nerveuse, et vont tout droit en émettant de rares collatérales jusqu’au plancher du quatrième ventricule, pour aboutir à un lacis de mailles formant un îlot commun avec les capillaires terminaux de l'artère radiculaire.
« Chaque noyau a donc deux sources, mais celle de l'artère médiane est de beaucoup la plus importante » (Duret).
Ces artères médianes peuvent être réparties en trois groupes : sous-protubérantiel ou bulbaire, médio-protubérantiel ou protubérantiel, sus-protubérantiel ou pédonculaire.
Une artère bulbaire se distribue au spinal, à l'hypoglosse pneumogastrique et au glosséopharyngien.
Les artères protubérantielles se distribuent au facial, au moteur oculaire externe et à la racine motrice du trijumeau.
Les artères pédonculaires au moteur oculaire commun et au pathétique, après avoir abandonné des collatérales au noyau rouge.
Ces artères centrales du pédoncule présentent au point de vue qui nous occupe un intérêt particulier : c’est en, effet à leur lésion qu'est dûe le plus souvent, sinon de façon régulière, l’hémiplégie cérébelleuse supérieure ; Shimamura qui leur a consacré des recherches importantes, s’est assuré par des injections-pénétrantes que leur territoire est terminal, qu'il ne communique ni avec les territoires latéraux ni avec le territoire central du côté opposé, ni avec le réseau des tubercules quadriju- Meaux.
Il a la forme d'un triangle à base inférieure ou antérieure. C’est aussi la forme d’un triangle à base inféroantérieure, que présente, dans la plupart des cas que nous avons observés ou étudiés, le foyer de la lésion
causale de l’hémiplégie cérébelleuse supérieure.
I1. — Données expérimentales.
Depuis les travaux fondamentaux de Flourens et.de Luciani, de très importants progrès ont été réalisés dans l'étude des troubles consécutifs aux lésions expérimentales du cervelet. |
Bolk établit le principe des localisations d'après lequel les différentes parties du corps ont leur représentation dans l'écorce cérébrale : Clarke et Horsley, en Angleterre, Nothnagel et Rothmann en Allemagne, André Thomas et Durupt en France, à l'aide de méthodes diverses : excitation, destruction, électrisa-
tion, réfrigération essayent de reconnaître la situation
LR
de chaque centre et de tracer pour ainsi dire sur l'écorce cérébelleuse, la carte des extrémités.
Les résultats de l’expérimentation ne sont sans doute pas strictement comparables à ce que l’on observe dans la clinique humaine, cependant les notions actuellement acquises sont suffisantes pour permettre de séparer les affections des hémisphères de celles du vermis et de différencier les affections de l'écorce de celles des centres.
Sans entrer dans le détail des recherches que nous venons de mentionner, nous signalerons rapidement celles qui touchent au sujet qui nous occupe et concernent la section des lobes ou des conducteurs cérébelleux.
1° ABLATION D'UN HÉMISPHÈRE. — Après ablation d’un hémisphère, chez l’animal, la colonne vertébrale est incurvée et présente une concavité tournée du côté de la lésion : d’après Luciani la rotation de la colonne cervicale vers le côté sain est associée au strabisme et au nystagmus : l'œil du côté opéré est tourné. en bas et en dedans, l'œil du côté sain en haut et en dehors.
Phénomènes moteurs. — L'animal a une tendance à tourner autour de l'axe longitudinal, le mouvement se ferait suivant la direction de la torsion de la tête et du cou ou du strabisme c’est-à-dire du côté opéré vers le côté sain; si on détermine le sens du mouvement d’après le côté sur lequel tombe l'animal, le mouvement se ferait du côté sain vers le côté opéré.
Le résultat des expériences de Luciani est en confor-
mité absolue avec le fait suivant que nous avons observé
fade
personnellement chez une malade dont l’histoire clinique et anatomique sera rapportée plus loin.
Cette malade présentait une déviation conjuguée de la tête et des yeux vers la droite, associée à de la raideur de la nuque et à un décubitus latéral droit. Les troubles cérébelleux, hémiasynergie, hémiataxie étaient nets du côté gauche, elle tombait de ce côté-là.
L'autopsie nous fit constater l'existence d’un gros tubercule solitaire, siégeant dans l'hémisphère gauche, qui était presque entièrement détruit.
Les symptômes sont susceptibles d’une double interprétation : on peut admettre que la rotation était provoquée par le déficit fonctionnel de l'hémisphère gauche et par l'irritation due à la compression de l'hémisphère droit.
Chez l'animal, à la suite de la section d’un lobe central on voit encore apparaître de la difficulté des mouvements, des tremblements et des oscillations de la tête et du tronc. D’après Lewandosky la maladresse résulterait du manque de mesure dans les mouvements et d'un trouble dans l'appropriation des mouvements. Luciani prétend que les membres du côté opéré sont parésiés : Ferrier et Turner, Munk, n'admettent pas qu'il y ait une diminution de la force musculaire.
Sensibilité. — Ferrier et Turner nient que la sensibilité soit altérée. Russell a signalé l'apparition d'une anesthésie et d’une analgésie qui auraient la même distribution que la parésie motrice.
Pour Lewandosky la sensibilité profonde serait même
abolie : le singe privé d’une moitié de cervelet, prendrait
Pere
des attitudes vicieuses avec les membres du côté correspondant etil ne se rendrait pas compte des positions imprimées à ses membres.
Les réflexes tendineux sont exagérés du même coté que la: destruction.
20 SECTION DES PÉDONCULES. — Section bilatérale. À. Pédoncules cérébelleux inférieurs.— Les symptômes suivants ont été décrits par Ferrier el Turner, puis par Russell, chez le singe :
Attitude de l'animal : Scoliose du cou et du tronc à concavité tournée vers la lésion. Mouvement de roulement de côté sain vers le côté opéré pendant les 24 premières heures.
Troubles de l'équilibre. — Impossibilité de la station debout ; chute du côté de la lésion pendant la marche qui est ataxique.
Troubles moteurs. — KFlexion des membres du côté malade d'abord, due sans doute à un certain degré de parésie motrice, puis mouvements désordonnés.
. Symplômes oculaires. — Déplacements des yeux en bas et du côté opposé à celui de la section.
Seclion unilatérale. — Les phénomènes oblenus par Bing sont tout à fait comparables à ce que nous avons constaté en clinique.
I n'y a pas de déviation dans la marche, mais celleci est hémi-ataxique : on note de l’hypotomie museulaise, par diminution du tonus cérébelleux, et une perturbalion dans le fonctionnement des muscles de la acine des membres par absence de régulation (dysmétrie). ks :
US
L'animal montre une certaine difficulté à tourner du côté opéré mais 11 ne présente ni titubation ni oscilla- Hion.
L'amélioration est très rapide.
B. Section unilatérale. Pédoncule cérébelleux moyen. — Ferrier et Turner ont pratiqué la section transversale de pédoncule cérébelleux gauche moyen, en dehors de plan de pénétration de la V° paire;
Ils ont provoqué ainsi une attitade de décubitus du côté gauche avec flexion et adduction des muscles du même côté.
Le corps est incliné et tombe du côté malade, la rotation se fait du côté sain vers le côté malade. La station et la marche sont impossibles et très défectueuses.
Le tronc oscille pendant la station debout et pendant la marche.
Les réflexes tendineux sont égaux des deux côtés.
On observe un léger nystagmus.
C. Section unilatérale du pédoncule cérébelleux supérieur. — On constate : l'impossibilité où est l'animal de se tenir en équilibre. |
La chute et le roulement du côté opéré.
Un nystagmus inconstant. À
Un tremblement intentionnel des membres du même côté semblable à celui de la sclérose en plaques.
Les réflexes tendineux sont égaux des deux côtés. Au bout de deux à trois semaines, tous ces troubles ont à
peu près disparu.