PAS VU
Histoire de la maladie : à l’âge de 42 ans le sujet, qui n'avait jamais souffert dans le ventre, est pris de coliques violentes avec douleur dans la fosse iliaque droite. Ces douleurs s’accompagnent de vomissements survenus peu de temps après le début de la crise au milieu de la nuit. Le sujet, arrêté dans son travail pendant 2 ou 3 jours, guérit par le repos au lit. À l’âge de 43 ans il est pris à deux reprises différentes de phénomènes analogues à ceux que nous venons de décrire. À 45 ans une quatrième crise, beaucoup plus douloureuse que les précédentes, | obligea le malade à consulter un médecin qui diagnostiqua une crise d’appendicite et traita le malade par des applications de cataplasmes chauds. Tous les phénomènes abdominaux avaient ainsi totalement disparu lorsque le’19 octobre 1913, un an environ après sa dernière atteinte il fut réveillé au milieu de la nuit par une violente douleur dans le côté droit qui finit par se propager à tout le ventre. Le malade signale en même temps l’apparition de nombreux vomissements. Il se traite de luimême avec des cataplasmes chauds, mais son état allant en empirant, il fait appelér un médecin. Celui-ci conseille des applications de glace. Malgré ces applications la douleur persiste intense dans la fosse iliaque droite où elle se localise avec des irradiations vers les reins. Les vomissements ont cessé. La défense musculaire persiste intense du côté droit, mais en même temps le ventre devient ballonné. On diagnostique un abcès d’origine appendiculaire et le malade est admis d'urgence à l’Hôtel-Dieu où il arrive le vendredi 24 octobre. L'opération est décidée et pratiquée immédiatement par le chirurgien de service. On trouve une poche cloisonnée et pleine de pus dans la
fosse iliaque droite et au milieu de ce pus on découvre un appendice gangréné et largement perforé à son extrémité inférieure. On pratique la résection et on établit un drainage de la poche.
: Nous voyons le malade dans la salle St-Joseph le samedi 25 octobre et nous lui pratiquons une prise de sang que nous ensemençons dans un bouillon de culture.
Hémoculture : dès le lendemain le bouillon présentait déjà un certain trouble et l'examen microscopique décèle la présence de tétragènes en culture pure. Ces microbes facilement colorables par les couleurs basiques d’aniline, prennent le gram. Ils sont entourés d’une capsule facilement mise en évidence.
Nous n'avons pas revu le malade, nous savons seulement qu'il est sorti guéri de l’Hôtel-Dieu un mois après
son opération.
OBsEeRvaTION VIII
Appendicite et otite. Hémoculture négative.
(Ch. Richet fils. Thèse Paris 1911-12. Etude clinique et
expérimentale des entérites. Observation IX (résumée).
R..., 17 ans, adénoïdien, entre dans le service de M. Renon pour otite et appendicite.
Depuis une quinzaine de jours, il est atteint de pharyngite, quand, en même temps, semble-t-il, trois jours avant son entrée, apparurent otite et appendicite.
L’otite fut grave et compliquée de mastoïdite.
RE 88 — L'appendicite, au contraire, bien que non discutable, fut des plus bénignes. L'hémoculture fut faite tardivement. Elle ne donna pas de résultats et ne permit pas de préciser l'agent causal.