DE FA
cette question pendant ces dernières années est tel qu'il nous a paru utile de chercher à en dégager les idées essentielles, à coordonner en un faisceau de preuves cliniques, expérimentales, anatomo-pathologiques et bactériolog'iques, les notions éparses, chercher à en tirer des conclusions et surtout faire intervenir une étude qui semble avoir été trop systématiquement laissée de côté, je veux parler de l'étude du sang, de l’hémoculture au cours des appendicites. Il semble, en effet, que si l’on veut être fixé pour savoir au juste si l'appendicite est secondaire à une septicémie, il ne suffit pas de savoir qu’il y a coexistence fréquente, cliniquement parlant, de l’une et de l’autre, que l’appendice présente telle ou telle altération, telle ou telle flore microbienne ; il faut encore être fixé sur la fréquence et la réalité de cette septicémie qui précède et accompagne le début de la crise et pour ce faire cultiver le sang. C’est ce que nous avons fait dans une dizaine de cas. Ce sont les résultats que nous avons ainsi obtenu ajoutés aux quelques rares observations déjà rapportées dans la littérature médicale sur ce point, qui constituent le travail que nous présentons.