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breuses maladies, il ajoute : « D'ailleurs, même là où cette démonstration n'a pas été possible jusqu'ici la présence de microbes ne saurait être mise en doute, attendu que ce ne sont que des agents ayant pénétré dans les vaisseaux qui peuvent provoquer des métastases, comme celles que l’on observe par exemple au cours d’une ostéomyélite. Même dans les affections les moins graves, les agents envahissent le sang et s'ils ne tardent pas à périr dans le torrent circulatoire, ils conservent par contre leur vitalité quand ils parviennent en un « locus minoris resistentiae » comme l’appendice, où ils peuvent déterminer une inflammation. Pour ces raisons, je crois à l’origine hématogène de l’appendicite beaucoup plus fréquente qu'on ne le pense ». Nous allons voir maintenant quels sont les faits et ils sont nombreux quoique épars qui nous permettent actuellement de conclure à l'existence certaine de cette pathogénie.
Ces faits, nous les grouperons en :
1° Observations cliniques ; 2° Constatations anatomo-pathologiques ; 3° Renseignements fournis par la bactériologie ;
h° Preuves expérimentales.
Mais avant de terminer ce chapitre, où nous avons étudié de façon un peu longue peut-être, mais utile certainement, les différentes pathogénies qui ont été proposées pour expliquer l’origine de l’appendicite, nous voudrions nous efforcer d’en tirer une conclusion. Si aucune ne nous a paru conforme à la réalité
totale des faits, il n’en reste pas moins que chacune d’elle a sa part, si minime soit elle, de vérité. C’est cette part que nous voudrions brièvement indiquer
En effet, le rôle de la situation anatomique et de la’ structure histologique de l’appendice ne doit pas être perdu de vue lorsqu'il s’agit d'expliquer pourquoi, au cours d’une infection générale, les lésions se localisent à lui au lieu de frapper d’autres organes. C’est incontestablement dans les points du tractus intestinal où se produit une stase des matières que les inflammations ont une tendance à se localiser. En outre de la position déclive de l’appendice, la longueur de cet organe, ses coudures physiologiques, l’oblitération plus ou moins grande de sa lumière, peuvent être des causes favorisant l’infection aiguë.
Mais l'indépendance de sa circulation (artère et veine appendiculaires contenues dans un méso) et la constitution de ses parois (amas de follicules Iymphatiques sous la muqueuse) ont un rôle certainement beaucoup plus grand.
Ce sont toutes ces conditions réunies qui, d’après nous, font que l’inflammation qui, au cours d’une infection générale, atteint plus ou moins tous les organes ou tissus, au lieu de disparaître rapidement, persiste au niveau de l’appendice et y amène l’apparition des accidents graves qui caractérisent cette affection.
Ainsi toutes les causes signalées par les auteurs pourraient avoir une influence, soit pour favoriser la localisation des phénomènes inflammatoires, soit