‹ L'Hémoculture dans l'Appendicite: Contribution à l'Étude de la Pathogénie de cette AffectionChapitre 8 sur 37 · CHAPITRE HIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE HIT

Appendicites et Septicémies

Observations cliniques

Les considérations théoriques, par lesquelles nous avons terminé le second chapitre de ce travail — considérations qui, avons-nous dit, invitaient à rechercher dans une infection générale la cause la plus fréquente de l’appendicite — provoquèrent rapidement la publication d’une foule de faits cliniques qui devaient venir singulièrement renforcer l’idée première et encourager les esprits à chercher dans cette vole.

Quand, d'autre part, on pense que c’est seulement depuis 1899, c'est-à-dire depuis 15 ans, que toutes ces observations ont été publiées, on se rend compte combien Tripier et Paviot avaient vu juste lorsqu’à cette même époque ils écrivaient, après avoir parlé de quelques-unes de ces observations : « Si ces cas ne sont pas plus nombreux cela tient probablement à

ce que l'attention n’a été appelée sur ce point que depuis peu de temps |! » |

Quoiqu'il en soit les faits actuellement connus sur ce point peuvent être classés en deux groupes : ceux se rapportant à des questions d’épidémicité (ce sont les premiers en date), puis ceux se rapportant à des cas de coexistence d’appendicite avec des infections générales spécifiques ou non.

C'est Goloubow qui parla le premier d’épidémieité de l’appendicite en 1896. Les cas qu’il rapporte sont typiques et méritent d’être retenus ; c'est ainsi qu'il vit dans un même pensionnat, dans une même salle et sur un même banc, trois élèves pris à deux ou trois jours d’intervalle d’appendicites. Dans un autre pensionnat il lui fut donné d'observer quatre cas d’appendicite dans l’espace d’un mois. Il en conclut à l’individualité de l’appendicite en tant que manifestation locale d’une maladie infectieuse « sui generis » qui frapperait électivement cet organe.

En France, Faisans, sans aller jusqu'à dire que l’appendicite est épidémique, signale sa coïncidence fréquente avec certaines affections de nature grippale. « Je crois, dit-il, que loin d’être l'exception, l’appendicite grippale doit être considérée comme la règle. En effet, l’appendicite est devenue d'une fréquence extraordinaire depuis une dizaine d'années, c’est-à-dire depuis les dernières grandes épidémies de grippe. Il est à remarquer, d'autre part, que chaque épidémie annuelle d’influenza s'accompagne d’une recrudescence d’appendicites. Cette double constata-

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