Sandoval
2, Brantôme.
par lequel, en cas de maladie ou de mort de sa mère, il assoctait ou substituait à la régence sa très-chère et trèsamée sœur, avec les mêmes pouvoirs, commandement et autorité qu’il avait confiés à Louise de Savoie. Le terme du séjour de Marguerite sur les terres de l’empereur approchait, et les fêtes au milieu desquelles on espérait l’endormir jusqu’à la fin de novembre continuaient toujours : « Elle, toute courageuse, monte à cheval, fait des traites en huit jours qu’il en falloit bien pour quinze, et s’esvertua si bien qu’elle arriva sur la frontière de France Je soir bien tard du jour que le terme de son passeport expiroit!. » L'empereur comprit qu’il n’obtiendrait rien de l’obstination du roi, fortifiée par l’habile politique de Marguerite, et dès lors il se montra moins exigeant à l’égard de son prisonnier, qui fut enfin remis en liberté et rendu à la France. |
Le mariage de la duchesse d'Alençon avec le connétable de Bourbon rencontra des obstacles insurmontables. François I*, afin de mettre à néant ce projet d’alliance qui lindignait, s’empressa de choisir un autre mari pour sa sœur, et lui fit épouser, à Saint-Germain-en-Laye, le 24 janvier 19327, Henri d’Albret, deuxième du nom, fils de Jean, roi de Navarre, et de Catherine de Foix, auxquels Ferdinand d'Aragon avait enlevé une partie de leurs États sous le règne de Louis XII. Dans le contrat, François [°° s’engageait à sommer l’empereur de restituer ces États à Henri d’Albret, et, au besoin, à les reconquérir par la force des armes contre l’usurpateur ; de plus, il assignait en dot à Marguerite les duchés d'Alençon et de Berri, les comtés d’Armagnac, du Perche, et généralement toutes les seigneuries qu’elle possédait du fait de .