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ACTE II, SCÈNE XIV 8f

LA HANTERIE, à fart.

Que dit-il? Est-ce un rêve?

A Beaufermant.

Alors, tu ne veux pas non plus?...

BEAUFERMANT

Je ne veux rien.

Si nous aimons ton fils, nous méprisons ton bien. Dors tranquille et va-t'en!

La Hanterie fait quelques pas, puis revient.

LA HANTERIE.

Que veux-tu? l'on t'accuse...

Parbleu, si j'avais su... Beaufermant.

BEAUFERMANT.

Pas d'excuse.

Tu m'en as fait hier de trop plates.

Comment?

BEAUFERMANT.

Oui, par un comité poussé péniblement,

On t'a choisi, mon cher, sous les refus d'un autre.

Candidat, devant moi, tu fis le bon apôtre.

Ah ! tu savais plier dans les commencements.

LA HANTERIE.

Je pliais?

BEAUFERMANT.

Oui, la ruse étonna les Normands; A même toi, grand homme, ils ont bien ri sous cape.

Les Normands...

BEAUFERMANT.

Peuple fin, que jamais l'on n'attrape.

Or, à tous les banquets, c'était moi qui parlais Et tu criais : « Bravo ! Bravo ! » — Quels plats valets. Ces candidats! J'ai vu, dans ces jours de frairie, Ton manoir s'incliner devant ma métairie. J'ai vu cela !

LA HANTERIE.

C'est faux !

Du calme!

LA HANTERIE.

Mon sang bout!

Je...

BEAUFERMANT.

Laisse-le bouillir.

Adieu !

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