‹ L'herbagerChapitre 61 sur 73 · ACTE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX

Pas bien.

C'est la peur; il s'émeut toujours à mon approche,

Il faut le rassurer. Tu sais, pas un reproche.

Ami, pour le sauver, j'ai donné tout mon or

A ce vieil usurier, qui dit : « Encor, encor, »

Et dont la face glabre aux billets s'illumine.

Je l'aurais étranglé. L'as-tu vu sur ma mine?

Ai-je tremblé, crié, protesté, menacé,

Quand j'ai vu disparaître un trésor amassé

En cachette, par moi? Je frémis quand j'y pense :

Cinquante mille francs! Mais j'ai ma récompense :

Mon fils revient.

De quand le sais-tu?

LA HANTERIE, SOUriailt.

D'aujourd'hui.

Ne fais pas l'ignorant. Parlons un peu de lui. Ami, la vie est triste au foyer solitaire. A-t-il su que j'avais vendu ce coin de terre, Là-bas?

Ton fils sait tout, et rien n'est plus touchant Que les bons sentiments...

LA HANTERIE.

Ah ! vois-tu, vendre un champ

114 LHERBAGER

Vendre un champ ! c'est affreux ! Mon champ bordait la route. Cent cinquante pommiers.

gibory, interrompant .

La Hanterie, écoute.

Octave, après avoir joué, s'était promis De rassurer enfin son père et ses amis. A tout prix il voulait, donnant plus qu'on n'espère, Contenter ses amis et rembourser son père.

LA HANTERIE.

C'était bien.

GIBORY.

Il l'a fait, j'ai reçu certain pli...

LA HANTERIE.

Une lettre? Un billet?

GIBORY.

De bons billets rempli.

Deux ans de fier travail ! J'en gardais la surprise, Afin de..., pour...

LA HANTERIE.

D'où vient l'argent?

D'une entreprise

Excellente d'abord.

LA HANTERIE.

Comment! d'abord?

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