‹ L'hérédité chez la betterave cultivéeChapitre 13 sur 46 · SC · texte numérisé non relu

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les élimine avec soin, sans être parvenue, jusqu’à présent, à supprimer complètement l'apparition de ce caractère désastreux en sucrerie.

L'abondance des cercles de faisceaux fibro-vasculaires et leur rapprochement sont un signe de richesse en hydrates de carbone signalé par Geschwind et Sellier (57). Il y a une différence saisissante entre une coupe transversale de betterave à sucre et une autre de betterave fourragère.

M. Bonnier (18) a étudié la formation du saccharose dans les racines de betterave à sucre. Les feuilles de betterave contiennent du saccharose et du sucre réducteur. Sur la genèse du saccharose dans la racine on peut faire deux hypothèses : ou bien le saccharose passerait seul dans la racine, ou bien saccharose et réducteur passeraient tous deux et le sucre réducteur serait transformé en saccharose dans la racine.

La première hypothèse n’est pas satisfaisante. Ses partisans s'appuient sur le fait que le saccharose diminue dans les feuilles pendant la nuit et que le sucre réducteur n'existe pas dans la racine.

Or il y a du sucre réducteur dans la racine et surtout quand la betterave est jeune; d’ailleurs ce sucre réducteur ne tombe jamais à o et se trouve en plus forte proportion dans le collet.

D'autre part, si l’on fait baigner dans l’eau distillée des pétioles pourvus de feuilles et qu’on expose le tout à l'obscurité, le saccharose des feuilles diminue et l’on ne trouve pas de saccharose dans l’eau distillée. Donc ce sucre peut se transformer dans les feuilles sans qu'il y ait transport vers la racine.

Si l’on analyse le pétiole au voisinage du collet, on trouve une forte proportion de sucres réducteurs (elle dépasse, et de beaucoup, celle du saccharose) ; il est donc difficile d'admettre que les réducteurs n’émigrent pas vers la racine.

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