‹ L'hérédité chez la betterave cultivéeChapitre 21 sur 46 · RUE · texte numérisé non relu

RUE

La betterave étant habituellement soumise à la fécondation croisée, comme nous l'avons dit, il était nécessaire de savoir ce qui se passait lorsqu'on essaie de l’isoler complètement et de la mettre dans les conditions d’une stricte autofécondation. Munerati réfute les théories des expérimentateurs qui déclarent que l’autofécondation donne des types racineux ou colorés. Lorsqu'il a lui-même cultivé les betteraves sous des isoloirs en toile, il a parfois obtenu des types colorés en rose parce qu’un peu de pollen a pu pénétrer dans l’isoloir, ce pollen venant de betteraves roses cultivées par lui sous d’autres isoloirs; mais c’est là de l’hybridation, peut-être due à de petits insectes (thrips), qui auraient pu passer à travers l’étoffe.

Il constate également une diminution de vigueur très nette dans la descendance des betteraves isolées sous toile.

Chaque descendance de betterave ainsi traitée présente généralement un ou plusieurs caractères nettement distincts; au contraire les betteraves ayant grainé ensemble ont généralement une descendance qui présente une certaine homogénéité.

Munerati (110) parle aussi de la vigueur spéciale des hybrides, fait biologique connu, et qui a été appelé, comme nous l’avons dit, « hétérosis » par Shull. Nous reviendrons d’ailleurs dansles derniers paragraphes de ce travail sur plusieurs idées de Munerati que nous partageons avec lui.

Les Allemands (1) ont récemment attiré l’attention (73) sur l'intérêt qu'il y aurait à étudier les combinaisons azotées qui se trouvent dans certaines betteraves, notamment les betteraves fourragères, et aussi sur les enzymes (invertase, tyrosinase, oxydase et catalase), leurs actions étant d’une importance pratique considérable tant au point de vue du développement de la plante que des difficultés de conservation des racines.

Plahn (134) signale l'intérêt que peut présenter pour la betterave à sucre, outre la sélection usuelle au poids et à la richesse, une sélection supplémentaire à la matière sèche, de façon à obtenir des racines moins aqueuses et proportionnellement plus compactes. Il fait remarquer à ce sujet que les betteraves lourdes à faible teneur en matière sèche, ne doivent

sont d'abord examinées individuellement au réfractomètre, qui donne une évaluation approximative de leur richesse et permet d'éliminer les sujets nettement trop pauvres. Ce premier travail de dégrossissement restreint notablement le nombre des analyses au saccharimètre qui cependant reste encore très élevé.

Le sondage des racines est effectué, non au foret-râpe mais au moyen de la presse Herles. Cet appareil, actionné à la main, présente l'avantage de déceler les racines fibreuses dont l'élimination est importante au point de vue industriel.

L'étude de la betterave au point de vue microscopique ne présente pas d’après Munerali un intérêt particulier. Le réfractomètre et le saccharimètre donnent des renseignements notablement plus précis. C’est aussi notre opinion.

(:) Congrès de Sucrerie, Munich, 1922.

leur poids qu’à un fait accidentel, l'absorption d’eau, et qu'il ne s’agit pas pour elles d’un caractère transmissible.

Il propose donc de faire la sélection en prenant pour bases : la proportion de matière sèche, le rapport du sucre à la matière sèche et enfin le poids de la racine.

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