‹ L'hérédité chez la betterave cultivéeChapitre 6 sur 46 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

Nous avons eu, dans le Chapitre précédent, un aperçu de ce que sont les betteraves sauvages. Les betteraves cultivées, les sucrières par exemple, sont très différentes d’aspect : leur feuillage est beaucoup plus volumineux, les racines plus grosses et charnues. Entre la forme sauvage et la forme cultivée on a indiqué des intermédiaires. Nous les étudierons plus loin. Nous n'avons pas, dans ce Chapitre, d'expériences personnelles à citer, elles sont encore trop peu avancées pour en tirer même une indication; nous avons seulement voulu exposer l’état des études faites sur ces formes hybrides jusqu’au moment présent et exprimer quelques idées personnelles.

19 Du côté des betteraves sauvages, le B. vulgaris L. ou m#aritima 1. est considéré comme ayant été l’origine des betteraves cultivées; on peut ajouter sa variété Cicla L. en tant qu’elle est distincte; cette dernière pouvant être à l’origine de la bette.

Il n’a pas été prouvé, jusqu'ici, que les B. patula Soland., Bourgaeï Coss., et trigyna Waldst., aient donné des descendances de betteraves semblables aux betteraves cultivées, saufles BB. patula Soland., obtenus par Proskowetz.

E. East et D. Jones (49) disent qu'aucune espèce de grande valeur économique n’a été introduite en culture dans les temps historiques et que, pour toutes, il y a présomption d’une origine de plusieurs espèces (hybridation). Il ne faudrait donc pas se contenter, si l’on admet cette opinion, de rechercher seulement l’origine de nos betteraves cultivées dans les B. maritima L. et vulgaris L.; mais aussi concurremment dans d’autres espèces, espèces qui auraient pu apporter les pigments rouge foncé des betteraves potagères.

Les betteraves cultivées peuvent être divisées en betteraves à sucre et à alcool, betteraves fourragères, betteraves potagères, bettes ou poirées.

L'étude détaillée et suivie des formes hybrides résultant de croisements avec les betteraves sauvages n’a été faite que pour la betterave à sucre, parce que c’est une plante industrielle et que la moindre amélioration permettant d'augmenter de quelques grammes le poids moyen de la racine, ou de quelques dixièmes de degré la richesse en sucre, se traduit par des résultats rémunérateurs se chiffrant par de grosses sommes.

DE VILMORIN 2

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