‹ L'hérédité dans les maladies du système nerveuxChapitre 95 sur 109 · N° LXVIII GRAND' MÈRE GRAND-PÈRE · texte numérisé non relu

N° LXVIII GRAND' MÈRE GRAND-PÈRE

Inconnue. Mort d’atropie

musculaire progressive

à l’âge de 47 ans.

PÈRE MÈRE

Bien portant. 45 ans,

Maladie de Basedow.

1) FILS 26 ans, bien portant.

2) FILS 24 ans,

accès de mélancolie avec penchant au suicide.

3i FILS

22 ans,

Atrophie musculaire progressive, forme juvénile d’Erb.

Pas de contractions fibrillaires. Pas de réaction de dégénérescence.

MYÉLITES NON SYSTÉMATIQUES

(aigues et chroniques)

1° Myélite aiguë diffuse. Il s’agit là d'une affection, somme toute, assez peu commune, et sur laquelle nous manquons complètement de renseignements au point de vue de l’hérédité. Je noterai cependant, que Féré l’a vue survenir chez un individu appartenant à une famille, dans laquelle plusieurs membres présentaient des accidents nerveux (1). Ce que je viens de dire pour la myélite aiguë diffuse peut s’appliquer à la myélite

(1) Loco citato , p. 49.

transverse, quelles que soient ses causes, ainsi qu’à ]a paralysie ascendante aiguë. La tendance actuelle est, comme on le sait, de considérer les affections précédentes, comme la localisation sur le névraxe d’une maladie infectieuse. Quant à savoir si cette localisation est due à une prédisposition héréditaire, nous manquons encore des éléments nécessaires pour la solution de cette question.

MYÉLITES CHRONIQUES.

Les unes, tantôt diffuses et tantôt systématiques, relèvent très nettement de l’influence héréditaire, ce sont celles qui accompagnent si fréquemment la paralysie générale (Westphal). Dans les autres, (myélites diffuses), l’influence de l’hérédité dissemblable (épilepsie, aliénation, etc.) serait fréquente d’après Grasset (1). Du dépouillement d’un assez grand nombre d observations de myélites chroniques diffuses, il ne m’apparaît point que l’hérédité nerveuse soit aussi commune que le prétend cet auteur. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit ici de scléroses primitives, non systématiques, d’origine vasculaire ou autre, souvent développées sous l’influence de maladies générales ou infectieuses (syphilis), et qui peuvent très bien prendre naissance sans prédisposition héréditaire.

C’est du reste un sujet qui nécessite encore de nouvelles recherches, car, dans beaucoup d’observations, l’hérédité n’a pas été recherchée avec tout le soin désirable. Quant à la sclérose en plaques, elle pourrait, selon Chwosstek (2), être héréditaire, en outre elle peut accompagner

(1) Grasset, Maladies du système nerveux, p. 470.

(2) Ciïwostek, Weitere Beitrüge zur herdweisen Sclérosé der Centralnervensy stems. (Allg. Wieuer medecinische Zeitung, 1883, p. 370.)

L’HEREDITE DANS LES MALADIES

d’autres affections nerveuses ainsi que l’a indiqué Féré (1), et l'on peut même d'après cet auteur rencontrer, chez les malades atteints de cette affection, des troubles psychiques de différents ordres. Ici encore, on peut se demander si l’hérédité nerveuse est bien nécessaire à la production de ces différents symptômes, les lésions anatomiques de la sclérose en plaques ont, en effet, quelque chose de si spécial, elles paraissent se rattacher si nettement à un processus d’inflammation vasculaire, que l'on peut se demander si le rôle de l’hérédité dans la pathogénie de la sclérose en plaques, n’est pas en réalité peu considérable.

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