CATÉGORIES NOMBRE D'INDIVIDUS 20-25 BYE
Il est facile de voir que les classes extrêmes sont en même temps les moins nombreuses et qu'à partir de la valeur 46-50, qui représente la catégorie l£ plus nombreuse, les fréquences vont en décroissant dans les deux sens. Si nous cherchons à représenter cette variabilité par une courbe, en portant en abscisse les diverses valeurs des catégories et en ordonnée les nombres d'individus, nous obtiendrons ce que l'on appelle une courbe de variabilité (ontinue (fig. 1). |
C'est sur une semblable variabilité d'une ppulation, c'est-à-dire d’une collection, d’indi/idus n'ayant entre eux aucun rapport génétique précis. que sont basées les spéculations darwiniennes. Il est donc facile de vérifier si, en prenant comme 'eproducteurs les types extrêmes, leur descendance: leur ressemblera plus qu’à l’ensemble de la population, si leur courbe de variabilité sera déplacée par ripport à celle de la population. Ce sont surtout les rechèrches de JOHANSSEN (1, 1903) qui ont élucidé cette question. |
L'HÉRÉDITÉ ET LA VARIATION Pari
Prenons, par exemple, les grains de la catégorie la plus grosse et étudions la courbe de variabilité ‘des grains que produisent, par autofécondation, les plantes auxquelles ils ont donné naissance. Nous
Fig. 1. — Courbe montrant la variabilité du poids des grains dans une population de haricots. À l’intérieur, courbe d’un génotype isolable par sélection.
n Lo OS Foivio Suses & SR à -S «5 Tee MR Fig. 2. — Courbe de variabilité d’un génotype extrait de la
population précédente (représenté à une autre échelle).
introduisons à ce moment, dans l'expérience, la notion de parenté génétique. Il est alors aisé de constater que la courbe de variabilité des descendants n'est plus la même que celle de la population à laquelle appartiennent les parents. Le poids des graines oscille, par exemple, entre 40 et 90, comme Je-montre le tableau suivant :
CATÉGORIES NOMBRE D'INDIVIDUS 36-40 2 41-45 5 46-50 9 D1=255 14 56-60 21 61-65 22 66-70 24 71-75 20 76-80 sh 81-85 6 86-90 2
Il y a donc eu un déplacement évident de la courbe de variabilité (fig. 2) ; le poids moyen des grains est plus élevé et la classe la plus fréquente pèse 66 à 70 centigrammes, au lieu de 45 à 50. Si, inversement, on prend comme reproducteurs les grains les plus petits de la population, ceux qui pèsent 20 à 25 centigrammes, on constate que leur descendance est formée de grains dont le poids est compris entre 20 et 65 centigrammes ; la courbe de variabilité a subi un déplacement dans le sens opposé.
Il semble donc, d'après cette première expérience, que la sélection ait été réellement efficace et qu'il ne