‹ L'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 157 sur 300 · HÉRÉDITÉ DES CARACTÈRES LATENTS · texte numérisé non relu

HÉRÉDITÉ DES CARACTÈRES LATENTS

cela est naturel pour une substance vivante comme le plasma germinatif, autant cela est inadmissible pour de simples ferments chimiques.

En donnant à ces ferments chimiques un nom qui rime avec protoplasma, Emery ne leur donne pas les propriétés de celui-ci. A fortiori cela est-il vrai pour l’alcool.

Si donc le zymoplasma de l’œuf ne se multiplie pas dans l’organisme pour acquérir une masse suffisante à expliquer ses effets par une action directe sur les cellules, il faut que ses effets soient indirects et dus à son action sur le plasma germinatif. Dès lors, la difficulté se retrouve tout entière : comment son action sur le plasma germinatif est-elle précisément celle qui convient pour que la modification somatique soit réversible, c’est-à-dire se retrouve à la génération suivante, et sur des cellules tout autrement constituées que l’œuf, identique à ce qu elle était, à la génération précédente, dans le plasma de l’œuf?

En- somme, on a rarement tenté de relever le gant jeté par Weismann, et le petit nombre de ceux qui ont essayé n’y ont pas réussi (*).

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