‹ L'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 205 sur 300 · GAULE · texte numérisé non relu

GAULE

Tliéorie des rytozoaires.

Les hématozoaires trouvés dans les globules du sang de la grenouille et de divers autres animaux ne sont pas des parasites. Ce sont des organismes spéciaux qui se développent spontanément dans ces globules par une redistribution des substances qu’ils contiennent. Ils ne sont pas spéciaux aux globules du sang : toutes les cellules animales en forment de plus ou moins semblables; aussi convient-il de les désigner sous le nom plus général de cytozoaires.

Les cytozoaires les plus complets sont formés d’un noyau central situé entre deux petites massesprotoplasmiques nigrosinopliiles et accompagné de deux petits grains éosinophiles situés dans un espace clair de part et d'autre du noyau. Ils peuvent se diviser en corpuscules beaucoup plus petits, les karyozoaires et les plasmozoaires, qui les représentent sous une forme simplifiée et plus petite. Les cellules peuvent se reproduire par elles-mêmes, mais elles forment aussi des cytozoaires, et quand elles les ont formés, elles se détruisent. Mais ces cytozoaires sont capables à leur tour de réengendrer les cellules.

Toutes les cellules sont formées d’une combinaison déterminée de cytozoaires qui sont, de la sorte, l’élément primordial de la constitution de

tous les animaux. Chacune contient une ou quelques sortes déterminées de cytozoaires. Les cellules sexuelles reçoivent, par la voie de la circulation, des cytozoaires de toutes les sortes de cellules de l’organisme, et se trouvent ainsi aptes à reproduire l’organisme tout entier.

[Si ce système datait du siècle dernier, nous aurions plaisir à le discuter et à montrer comment il se rattache à celui de la pangénèse. Mais avec la date qu’il porte, nous n’avons rien à en dire. Il repose sur une grosse erreur. Les hématozoaires sont de vrais parasites, des sporozoaires, à cycle évolutif déterminé, qui n’ont d’autre rapport avec les cellules que celui du parasite avec son hôte. Leur existence est limitée aux globules sanguins de quelques espèces animales. En aucun cas, ils ne peuvent former autre chose que leurs spores par lesquelles ils se reproduisent identiques à eux-mêmes].

PLATT BALL (1890)

[Platt Ball (90, 91), pour concilier les gemmules de Darwin avec le plasma germinatif de Weismann, a proposé d’admettre que les gemmules ne sont pas émises par les cellules, mais restent localisées dans les cellules germinales où elles constituent le plasma germinatif. La transmission des adaptations au plasma germinatif se trouve ainsi rendue impossible, mais Platt Ball n’admet pas cette transmission et croit que l’évolution phylogénétique du plasma germinatif s’explique suffisamment par la sélection naturelle].

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