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LES ORGANES ACCIDENTELS DU CYTOPLASME

Je décrirai sous ce nom un certain nombre d’organes que j’appelle accidentels parce que leur présence n’est pas nécessaire dans la cellule (**). Nombre de cellules en sont privées et celles qui en possèdent peuvent avoir

les uns ou les autres seulement, ils intégrante du concept cellule. Mais

a disparu, la chromatine se colore en violet, ce qui provient de la fixation d’un peu de rouge qui se mélange au bleu. Quand le nucléole réapparaît, elle se colore de nouveau en bleu verdâtre. O. Hertwig (92) a constaté en outre, dans les cellules-mères des spermatozoïdes de Y Asc. meg., qu’au moment où le nucléole disparaît, on trouve sur

ne font pas, comme le noyau, partie dans chaque espèce de cellule en

les corps chromatiques un corpuscule qui se colore en rouge foncé, comme le nucléole à la période précédente, tandis que les chromosomes eux-mêmes sont à peine teintés.

Van der Stricht(94) croit aussi que les centrosomes sont des grains chroma tiques issus du noyau.

O Guignard (91, 94) avait cru reconnaître dans les cellules végétales au repos l’existence d’un ou deux centrosomes très nets. A la suite de la découverte de Nawaschine (98) bientôt confirmée par lui-même (99 : V, 95) de la double fécondation chez les plantes, il reconnut que les prétendus centrosomes ne sont que des sections des deux spermatozoïdes.

P. Vignon (02) critique à la fois les centrosomes épithéliaux et les granulations basilaires motrices des cils. 1° Le centrosome n’est pas un organe essentiel et permanent de la cellule quiescente. Les granules intracytoplasmiques si connus ne sont pas des centrosomes (Cf. Fischer, 99) ; 2° dans les cellules épithéliales, les granulations basilaires ne contractent aucune relation avec des centrosomes vrais : la loi de Leniiossek (98) est fausse ; 3° la granulation basilaire du cil vibratile est contingente. Quand elle existe, on peut souvent démontrer qu’elle n’a rien d’un centrosome : cas des granulations supérieures et inférieures de la bordure en brosse ciliée; cas des grandes plaques ectoplasmiques des cténophores et des tuniciers; 4° la granulation basilaire se rencontre au pied de formations non vibratiles, telles que la bordure en brosse ou les cils immobiles, sensitifs ou non. D’ailleurs, la bordure en brosse n’est pas (Cf. Prenant, 99) un souvenir d’une bordure vibratile dégénérée ; par suite, la granulation basilaire de la bordure en brosse n’est pas un souvenir de celle de cils vibratiles ancestraux. (Par des observations similaires, l’auteur démontre aussi que les racines ciliaires ne font pas partie intégrante de l’appareil vibratile.) — Ce mémoire appelle deux réflexions : a. Puisque, dans des cas définis (certains protistes, diverses cellules germinales), on voit des granulations basilaires dériver des centrosomes vrais ou se confondre avec eux, l’inertie des granulations basilaires épithéliales, désormais certaine, semble entraîner ipso facto l’inertie des centrosomes vrais, conclusion à laquelle il serait impossible d’arriver directement. — b. 11 faut attacher plus d’importance à l’étude de la cellule considérée comme champ de force (Cf. Gallardo) qu’à celle des différenciations cytoplasmiques, chromatiquement décelables. Lire à cet égard la critique que fait Vignon de la théorie du protoplasma supérieur émise par Prenant (99) ou encore par Kassowitz (99).

(**)'■ On donne parfois le nom de métaplasrne ( Hanstein) à l’ensemble des substances accessoires contenues dans le cytoplasme et qui comprennent, outre celles dont il est question ici, celles qui sont décrites plus loin (p. 59) comme produits de la cellule.

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