‹ L'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 222 sur 300 · THÉORIE HE O. HERTWIG · texte numérisé non relu

THÉORIE HE O. HERTWIG

rence, puisque leurs noyaux sont identiques et que des noyaux seuls part l'initiative de l’évolution. Nægeli avait cherché à trouver une raison aux états de tension et de relâchement qui remplacent, dans son système, la situation cellulaire ou nucléaire des pangènes dans celui de de Vries. Il n’était pas arrivé, comme nous l’avons vu, à une explication satisfaisante, mais au moins avait-il senti la nécessité de trouver une raison aux états de latence et d'activité.

De Vries ne semble pas avoir prévu l’objection.

Elle est capitale cependant, et tant qu’il n’y aura pas répondu, on est en droit de lui dire qu’il n’a rien expliqué. Il nous montre un orgue admirablement agencé où ne manque aucun tuyau, aucune touche et qui peut jouer les airs les plus variés, mais cela ne suffît pas pour que ces airs soient joués, il faut encore que les touches soient frappées dans un ordre et suivant un rythme convenables. Je veux bien que l'artiste animé ne soit pas nécessaire et qu’un mécanisme ingénieux puisse le remplacer. Mais encore faut-il décrire ce mécanisme et montrer qu’il est insuffisant.

Page 1