‹ L'hérédité et les grands problèmes de la biologie généraleChapitre 231 sur 300 · IV. ORGANICISME · texte numérisé non relu

IV. ORGANICISME

Nous arrivons enfin à la dernière grande classe de théories de la vie et de révolution.

Au principe immatériel des Animistes , à la préformation des Évolutionnistes, à la prédétermination des parties et des caractères par des particules innombrables douées de propriétés merveilleuses qu’admettent les Microméristes , les Organicistes opposent le concours d’une détermination modérée et des forces ambiantes toujours agissantes, toujours nécessaires, non comme simple condition d’activité, mais comme élément essentiel de la détermination finale.

Autant les Microméristes sont nombreux, autant sont rares les Organicistes, du moins si l’on ne range parmi eux que ceux qui ont proposé une théorie plus ou moins complète de la vie et de l’évolution, car si l’on tient compte de ceux qui sont organicistes par les tendances générales de leur esprit, leur nombre augmente sensiblement. Des savants assez nombreux, surtout parmi les physiologistes et les médecins, se rattachent à l’Organicisme par la direction générale de leurs idées et le sens habituel de leurs interprétations. Von Baer (28), His (75), Pi léger 81 , 83, 84), Bichat, Claude Bernard et surtout Driescii et 0. Hertwig peuvent être cités avec honneur parmi eux.

Nous avons étudié les théories de Hrs et de 0. Hertwig, et fait connaître, pas sim } les idées de Pelëger et de Driesch : il serait aisé de montrer par quels côtés elles se rattachent à l’Organicisme h Quant aux autres, comme elles ne constituent pas des systèmes quelque peu complets et cohérents, nous ne pouvons que les signaler en passant.

Il ne nous reste, pour représenter l’Organicisme en tant que doctrine formulée, que deux noms : un auquel on ne songeait guère et que j’ai dû aller chercher loin dans le passé, Descartes; l’autre véritable chef de l’Organicisme moderne, \>L.Jhoux, le fondateur de la biomécanique.

L’étude de leurs systèmes terminera cette partie de notre ouvrage.

^ous aurions aimé, et peut-être, à un ses idioblastes le rattachent si fortement

point de vue, cela eût-il été plus juste, aux microméristes, que nous avons dû, à

placer ici la théorie d’O. Hertwig. Mais regret, y renoncer.

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