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Chapitre II. — PHYSIOLOGIE DE LA CELLULE

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La cellule travaille , elle 5e nourrit , elle 5e divise. Sa vie se résume dans ces trois fonctions essentielles dont les autres ne sont que des cas particuliers.

1° Elle travaille, c’est-à-dire qu’elle fabrique continuellement des substances nouvelles aux dépens de celles qui la constituent à l’état de repos. Ces substances sont toujours, sinon individuellement, du moins dans leur ensemble, plus oxydées que celles dont elles dérivent b Aussi pour les former doit-elle consommer de l’oxygène qui lui est fourni par la respiration ; et, bien que les choses se passent en réalité tout autrement, le résultat final est le même que si ces produits provenaient d’une oxydation directe du protoplasma. Ces réactions chimiques développent de la chaleur et par conséquent mettent en liberté une certaine quantité de force vive qui se dépense sous la forme de travail physique, c’est-à-dire de mouvement : de là, la motilité.

2° Mais la cellule n’est pas un appareil physique simple, que les forces ne font que traverser et qui doit à chaque instant rendre à un bout toute l’énergie qu’il a reçue par l’autre; elle est vivante et emmagasine les énergies qui lui sont fournies pour les dépenser irrégulièrement et selon qu’elle est sollicitée à le faire par les diverses excitations : d’où X excitabilité .

3° En fournissant les produits de son industrie, la cellule a, soit dépensé in loto, soit modifié dans sa composition une partie de son protoplasma ; elle s’est usée : c’est la désassimilation. Elle doit donc emprunter aux liquides alimentaires qui la baignent de quoi refaire sa substance, de quoi se reconstituer dans son état initial. Mais ces aliments ne sont pas formés de substances pareilles à celles qu elles doivent remplacer ; il leur faut subir une transformation qui les rende semblables à elles : c’est ce qu’exprime admirablement le mot assimilation. Unie à la fonction précédente, elle constitue la nutrition2 .

1 Cela n’est vrai d’une façon absolue que pour la cellule vivant isolée. Dans les tissus des animaux supérieurs, il peut se faire que certaines cellules ne travaillent qu’en réactions réductrices ou indif-

férentes et puissent se passer d’oxygène libre. Mais alors la proposition reste vraie pour l’ensemble des sécrétions et excrétions de l’économie.

2 LesAnglaisont substitué à ces expres-

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LES FAITS

4° On pourrait concevoir un organisme qui accomplirait indéfiniment la série de phénomènes que nous venons d’énumérer, car ils constituent un cycle fermé, à la seule condition que l'assimilation soit justement égale à la désassimilation. En fait cela n’a lieu que chez les éléments ayant achevé leur évolution et n’ayant pas encore atteint l’état de sénilité. Chez les autres, l'assimilation l’emporte et il en résulte Y accroissement, ouest moindre que la désassimilation, d’où résultent les atrophies séniles.

Enfin, comme la cellule a cette propriété générale et absolue de tous les organismes vivants d’avoir une limite de taille, elle doit, après s'être accrue au delà d’un certain degré, se réduire par division et aussi, après s’être réduite, reprendre sa taille primitive ; en sorte que la reproduction entraine l’accroissement, comme l’accroissement entraine la division.

Voilà comment toutes les propriétés et fonctions secondaires de la cellule se résument dans son cycle évolutif aux trois principales que nous avons données comme essentielles :

1° travail comprenant : a) fabrication de substances dont certaines sont oxydées et exigent la respiration; b) production de mouvements que provoque Y excitabilité et qui entraînent la désassimilation ;

2° assimilation réparant les pertes produites par le travail et dépassant le but, de manière à produire Y accroissement ;

3° division à la fois cause et effet de l’accroissement.

Nous allons les étudier successivement.

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