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PRODUITS DE LA CELLULE

a. Produits de la cellule.

Les substances produites par la cellule peuvent être divisées en deux catégories selon qu’elles restent à son intérieur ou qu’elles sont rejetées au dehors , et dans ces deux catégories il y a à distinguer les produits d "excrétion , nuisibles à l’organisme, engendrés non en vue d’euxmêmes, mais comme conséquence inévitable de la production des substances utiles ou des mouvements, et les produits de sécrétion utiles à l’organisme. Enfin, lorsque l’on aura divisé ces produits en solides, liquides et gazeux, on aura établi toutes les catégories nécessaires pour mettre un peu d’ordre dans cette nomenclature.

a) Les produits d’ excrétion externe sont : au premier rang, V acide carbonique et la vapeur d’eau. Ces produits se dégagent à l’état liquide quand la cellule est dans un milieu liquide, à l'état gazeux quand elle est dans l’air, encore faut-il pour le dernier que la température soit inférieure à son point de condensation. Ces deux substances sont les produits ultimes de désassimilation puisqu’ils comportent le retour à des substances minérales très simples et très stables. Puis viennent V acide urique , Y urée, Y acide hippurique, la guanine, les matières colorantes de labile, etc., etc. Je n’ai nullement l’intention défaire ici une énumération complète de ces substances, voulant seulement donner une idée générale des faits.

g) Les produits d’ excrétion interne sont rares, car la cellule n’a aucun avantage à conserver en elle des substances nuisibles. Cela arrive cependant quelquefois, par exemple dans les reins d’ accumulation des mollusques acéphales et gastéropodes et de quelques crustacés et vers inférieurs; on en trouve aussi dans le corps adipeux péricardiaque des insectes. La substance excrétée est à l’état solide, sous la forme d’une concrétion, d’une sorte de calcul urinaire contenu dans une vacuole. Là, elle peut, ou lentement se dissoudre et finir par être éliminée, ou grossir de plus en plus, comprimer le noyau, amincir la cellule et enfin la détruire et, désormais extracellulaire, rester inerte dans les tissus, qui la supportent tant bien que mal.

y) Les produits de sécrétion interne sont extrêmement nombreux et de nature très diverse. Les uns, comme Y huile, le glycogène, Y amidon, Y aleurone, le gluten , sont des réserves alimentaires destinées à être

LES FAITS

reprises au moment du besoin, lorsque l’alimentation ne pourra faire face aux frais de la dépense, soit pendant la vie de l’adulte, soit pendant la reproduction, au moment où l’être devra se nourrir sans avoir encore les organes nécessaires pour recueillir les aliments et les digérer. Au nombre de ces dernières sont les substances alimentaires connues sous le nom de lécithiques ou deutoplasme (par opposition à protoplasme), que l’on appelle protolécithe ou deutolécithe selon qu’elles sont dans l’œuf non segmenté ou dans les cellules de l’embryon. D’autres jouent un rôle passif dans l’organisme comme la myéline des fibres nerveuses, les squelettes intracellulaires de certains zoopliytes (spiculés des éponges, squelette des radiolaires, etc.), les pigments inertes destinés simplement à protéger des organes trop sensibles (pigment choroïdien) ou à colorer les téguments. D’autres jouent un rôle chimique, comme le pigment rétinien, Y hémoglobine des globules sanguins nucléés1, les pigments chlorophylliens ou les ferments divers que contiennent les cellules, indépendamment de ceux qui sont émis au dehors par des cellules glandulaires spéciales.

Peut-être faut-il ranger ici la lécithine et la cholestérine , que nous avons vues toujours unies à la substance albumineuse dans le protoplasma.

D’autres enfin constituent de véritables appareils intracellulaires destinés à accomplir ou perfectionner une fonction mécanique active : tels sont les sarcoblastes, petits prismes qui, par leur alignement en longueur et en largeur, constituent les fibrilles musculaires striées, et qui sont formés principalement de musculine .

o) Les produits de sécrétion externe ne sont ni moins variés ni moins intéressants. Au premier rang viennent les produits liquides élaborés parles glandes sécrétrices2, salive, suc gastrique , larmes, mucus nasal , etc. , etc.

K Je dis les globules nucléés, car la nature cellulaire des hématies des mammifères est discutée, tandis que celle des globules rouges à noyau des oiseaux et des vertébrés à sang froid ne peut pas l’être.

2 Robin divisait les glandes en glandes vraies ou parenchymes glandulaires et fausses glandes owparenchymes non glandulaires, les premiers sécrétant des produits utiles destinés à être résorbés, les seconds excrétant des produits nuisibles

destinés à être rejetés. Cette distinction, insoutenable au point de vue morphologique où il se plaçait, est utile au point de vue physiologique. C’est dans ce sens que nous distinguons ici Y excrétion et la sécrétion. Cependant il faut bien comprendre que la distinction entre les produits utiles et les nuisibles n’est pas tranchée. Bien que les acides biliaires soient utiles pour la digestion, on sait que leur rétention aboutit à un empoisonnement tout comme celle de l’urée.

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