DIVISION DIRECTE OU AMITOSE
Ce mode de division, beaucoup plus simple que le précédent, a été connu avant lui, et pendant bien longtemps on a cru qu’il était le seul : le signe caractéristique de la division était le noyau en biscuit ou en haltère. On sait aujourd'hui qu’elle est beaucoup plus rare que l’autre et beaucoup d’histologistes voudraient la réduire à un processus d’altération morbide de dégénérescence ou de sénilité cellulaire.
Le cas typique se réduit à ceci : le noyau s’allonge, s’étire et se coupe, le corps cellulaire en fait autant, et bientôt au lieu d’une cellule il y en a deux. Il n’y a là ni intervention du centrosome, ni fuseau, ni formation de chromosomes, ni disparition de la membrane nucléaire. Le noyau garde l'aspect qu’il avait à l’état de repos.
Le sort du centrosome est assez obscur. Souvent on ne le voit pas se diviser. Dès lors il doit manquer à l'une des deux cellules au moins, qui devient par là incapable désormais de division indirecte. Parfois on l’a vu se diviser et même former un petit fuseau.
Dans quelques cas, il semble prendre une part active à la division nucléaire : Meves (01) l’a vu dans les spermatogonies de la salamandre s’étirer en un ruban qui se met en croix avec le pont qui réunit les deux moitiés du noyau en biscuit, puis se souder en anneau autour de ce pont, comme pour l’étrangler et aider à la division. Mais il n'a pu suivre le phénomène. Arnold (88) a décrit, sous le nom de fragmentation nucléaire, la division régulière. Enfin Goppert (01) a vu cette fragmentation se faire par un processus très bizarre. Le noyau se perce d’un trou en son centre et se transforme ainsi en un anneau qui s’ouvre puis se fragmente en deux ou plusieurs morceaux.
cléaire n’est pas suivie de la division cellulaire. Elle aboutit alors à une multiplication de noyaux dans la cellule, état qui peut être permanent, comme dans les
Vauc/ieria, ou transitoire et suivi de la division ultérieure du cytoplasma, qui n’a été que retardée, comme dans le sac embryonnaire des phanérogames.
O Les observations de Jennings (96 : 11, L52j jettent un doute sur toutes ces explications.
LES FAITS
On voit que ce mode de division est beaucoup moins fixe que la mitose. On a considéré dans certaines de ses formes un intermédiaire entre elle et cette dernière, mais sans trouver rien de démonstratif1.