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Chapitre III. — LA

GENERATION

La génération a deux formes, la multiplication et la reproduction , qui se distinguent par les caractères suivants. La reproduction se fait par une seule cellule, spore ou œuf, qui se délaclie de l’organisme avant

(*) Aux cas anciens de faible influence du sujet sur le greffon, Daniel (07 : III, 220) en a ajouté un certain nombre d’intéressants. Il a obtenu des modifications de la forme des feuilles, de la couleur des fleurs, des caractères des inflorescences, des caractères des fruits; mais la graine est restée pure. Il a cependant obtenu plus tard (98 : IV, 244) une variation désordonnée dans les produits de la génération suivante, comme après certaines hybridations. Inversement le greffon peut réagir sur le sujet. Daniel (97 : III, 220) a vu un sujet vivace devenir annuel parce que le greffon, en raison de sa nature annuelle, ne lui avait pas fourni les réserves nécessaires.

Chez les animaux, où l’on serait tenté de croire, en raison des relations circulatoires et des sécrétions intenses, que l’influence doit être beaucoup plus accentuée, on n’observe rien de tel. Carnot (97 : 111, 486) et Carnot oîDeflandre (95 : II, 227) voient l’épiderme nègre garder son caractère sur la peau du blanc; Joest (97 : III. 221) constate la même absence d’influence chez les oligochètes; Ross (98 : IV, 221) chez les têtards; Crampton (ibid. et 97: IV, 243) n’obtient, en soudant despupes de lépidoptères, qu’une minime modification de la couleur, malgré le mélange complet des hémolymphes. Mais il faut dire que, dans ces derniers cas', l’action n’est pas aussi prolongée que chez les végétaux.

(**) Voir une Revue générale de la question des hybrides de greffe, par Daniel (95 : I, 269-281).

LES FAITS

d’entrer en évolution. Dans la multiplication , l’individu nouveau a pour origine une masse plus ou moins considérable de tissus, et, quand par exception il procède d’une cellule unique, cette cellule ne se détache pas. Elle évolue sur place en continuant à faire partie des tissus maternels; elle donne naissance par ses divisions multiples à un bourgeon qui se transforme peu à peu en un individu nouveau et, alors seulement, se détache pour mener une vie indépendante (*).

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