SCISSIPARITÉ
Outre la scissiparité accidentelle dont certains animaux coupés en deux tronçons nous ont fourni un exemple et qui n’est qu'un cas de régénération, il existe une scissiparité normale. Sous sa forme la plus simple, elle consiste en une division du corps en deux parties qui, l’une et l’autre, se complètent après leur séparation. Elle n’est précédée d’aucune différenciation préalable, d’aucune régénération, et les deux parties sont assez égaies entre elles pour que l'on ne puisse considérer l’une d’elles comme mère de l’autre. Ces deux phénomènes, s’ils ont à se produire, n’ont lieu qu'après la séparation des deux individus.
Ce mode de multiplication est très fréquent chez les protozaires et protophytes. Mais là il n’est qu’une division cellulaire et se laisse ramener à ce phénomène déjà étudié.
Chez les métaphytes il ne paraît pas exister; parmi les métazoaires, il est rare et ne se rencontre que chez un petit nombre d’animaux. Le type le plus pur se rencontre chez les actinies : l’animal s’étrangle suivant un plan passant par l’axe du corps et se divise en deux moitiés qui se séparent l’une de l’autre; chacune se complète ensuite par soudure des deux lèvres de la plaie et accroissement consécutif. Chez les polypiers, un fait semblable se produit, mais les deux individus restent attachés par leur
(*) Seeliger (98 : II, 132; a publié une mise au point de la question des rapports de différents modes de génération.