DIFFÉRENCIÉS
La fécondation est l’acte essentiel et décisif de la reproduction sexuelle. Mais elle est précédée d’une série de phénomènes qui, pour être moins frappants, n’en ont pas moins une importance capitale. Ces phénomènes
cription. Les assises I, II..., représentent les stades successifs du phénomène.
Stade /. — Deux individus identiques ont un noyau ou macronucléus N, et un nucléole ou micronucléus n, ayant pour fonction, le premier, de régir les phénomènes nutritifs, le second, de présider aux phénomènes reproducteurs. Les deux individus A et B se conjuguent bouche à
bouche, se soudent, et leurs cytoplasmas entrent en communication libre. Le macronucléus se résorbe.
Stade IL — Le macronucléus a disparu, le micronucléus se divise en deux.
Stade III. — Chacun des deux produits de la division précédente se divise encore en deux. Il y a maintenant quatre nucléoles dans chaque individu. Mais de ces quatre, trois resteront sans postérité et se résorberont, en sorte que l’on peut les assimiler aux globules polaires de
l’œuf des métazoaires. Le noyau abortif représenté par un cercle vide du stade II représente le premier globule polaire, les deux noyaux abortifs vides situés côte à côte au stade III représentent lesproduits de sa division et le noyau vide isolé du même stade représente le second globule. Le noyau figuré par un cercle plein représente l'œuf.
Stade IV. — Le noyau persistant se divise en deux autres, l’un s qui restera dans l’individu .où il est, noyau stationnaire (représentant d’après Maupas le pronucléus $), l’autre e destiné à passer dans l'autre individu, noyau errant (représentant d’après Maupas le pronucléus (5).
Stade V. — Les deux noyaux errants ont passé chacun de l’individu où il est né, dans l’individu conjugué et s’est uni au noyau stationnaire de celui-ci, pour constituer le noyau conjugué c. Cependant la fusion n’est pas complète.
Stade VI. — Chaque noyau conjugué se divise en deux autres, et les deux infusoires se séparent. V
Stade VII. — Chacun des prodùits de cette division se divise encore en deux autres, dont l’un est un micronucléus n, l’autre un macronucléus N. A ce moment, chaque infusoire se divise en deux autres qui reçoivent chacun un des micronucléus et un des macronucléus ainsi produits.
Les divisions du micronucléus sont mitosiques, tandis que celles du macro-
tielle peut être cytoplasmique, lorsque les cytoplasmas des deux gamètes se fusionnent, leurs noyaux restant distincts (myxomycètes) : c’est ce que Hartog a appelé plaslogamie.