LA FORCE HÉRÉDITAIRE
En étudiant les faits d’hérédité, on remarque que certains caractères se transmettent avec une insistance remarquable, quels que soient les individus qui les lèguent; et que, d’autre part, certains individus transmettent avec une ténacité remarquable leurs caractères, quels que soient ces derniers. On a conclu de là à l’existence d’une force héréditaire pouvant résider soit dans les caractères, soit dans les individus. Les pigeons tambour, croisés avec les autres races, transmettent avec une grande énergie leurs caractères sauf deux, la touffe de plumes de leur bec et leur roucoulement si particulier; ces deux caractères font toujours défaut dans les métis. D’autre part, on sait combien la force héréditaire était grande dans la race des Bourbon dont le nez se transmettait à tous ieurs descendants même lorsqu’ils épousaient des femmes plus robustes qu’eux. Tous leurs bâtards avaient aussi le nez de la race : ainsi, de toutes les femmes qui leur ont donné des descendants légitimes ou non, aucune n’a pu les supplanter et léguer aux enfants le nez de la race maternelle.