‹ L'hérédité étude psychologiqueChapitre 16 sur 63 · HOMMES DE GUERRE · texte numérisé non relu

HOMMES DE GUERRE

Alexandre le Grand, mort a 32 ans, ne laissa qu’un fils posthume, tué à 12 ans.

Sa mère, Olympias, femme ambitieuse, intrigante.

Son père, Philippe, roi de Macédoine.

Son frère (demi-frère), Ptolémée, fils de Philippe par Arsinoé, si du moins on admet celte filiation très-contestée. Nous parlerons plus loin de la famille des Ptolémées.

Son petit-neveu (ou arrière-petit-neveu?) Pyrrhus, roi d’Épire, dont la ressemblance avec Alexandre a été depuis longtemps remarquée.

Berwick (le duc de), fils naturel de Jacques II et d’Arabella Churchill.

Son oncle maternel, John Churchill, duc de Malborough.

Bonaparte (Napoléon). La généalogie de cette famille est trop connue en France, pour qu’il soit nécessaire d’y insister.

Charlemagne. Succession remarquable en ligne directe.

Son bisdieul. Pépin d’Héristal.

Son àieul, Charles-Martel.

Son père, Pépin le Bref.

CoLiGNY (l’amiral Gaspard de), tué à la Saint-Barthélemy.

Son père, Gaspard, maréchal de France, se distingua dans les guerres d’Italie.

Son oncle, le duc de Montmorency, connétable de France.

Dohia, Andrea, Génois, amiral, homme d’État.

Son neveu, Filippino, lui succéda comme amiral et battit les Français.

Eugène (le prince). Napoléon le mettait sur le même rang que Turenne et Frédéric le Grand.

Son grand-OTïcle, le cardinal de Mazarin.

Gustave-Adolphe, non moins remarquable comme homme d’État que comme général; parlait le français, l’italien, le latin, l’allemand : renouvela l’Université d’Upsal.

Sa fille, Christine, qui réunit à Stockholm Grotius, Descartes, Vossius.

Son bisdieul, Gustave Vasa. Celui-ci eut une fille, Gécilia, qui ressemble à beaucoup d’égards à Christine.

Son pelil-neveu, le romanesque Charles XII.

Hannibal, le plus grand d’une remarquable famille de généraux.

Son père, Hamilcar Barca.

Ses frères, Hasdrubal et Magon.

. Maurice de Nassau, l’un des plus grands capitaines de son temps, gouverna les Pays-Bas.

Son père, Guillaume d’Orange, a le Taciturne. »

Son grand-père, Maurice, électeur de Saxe.

Son frère, Frédéric-Guillaume, stathouder.

Son pelil-neveu, Guillaume III, stathouder et roi d’Angleterre.

Son neveu, Turenne*.

Napieh, sir Charles, conquérant du Sund, a eu pour bisaïeul l’inventeur des tables de logarithmes et compte huit membres distingués, comme généraux ou hommes d’État, dans sa famille.

Ptolémées (les), famille des Lagides.

Le fondateur de cette dynastie est Ptolémée Soter, fils de Lagus (d’après d’autres, fils de Philippe de Macédoine et d’Arsinoé). — Trois hommes remarquables dans cette famille ;

l’hérédité de la volonté. 149

Ptolémée Soter; son fds, Ptolémée Philadclphe; son •petit-fils, Ptoléméo EvcrgMe.

L’abâtardissement rapide de cette famille paraît un rf^sultat de l’hérédité, amené par les mariages consanguins. Ptolémée II épousa sa nièce, puis sa sœur; Ptolémée IV, sa sœur; Ptolémée VI et Ptolémée VII, tous deux frères, épousent consécutivement la môme sœur; Ptolémée VIII épouse deux de ses sœurs; Ptolémée XII et Ptolémée XIII épousent leur sœur, la fameuse Cléopâtre.

Saxe (le maréchal de) était fils naturel d’Auguste II, roi de Pologne, bisaïeul de George Sand.

SciPioN, P. Cornélius (Africanus Major), l’homme de guerre le plus remarquable de la gens Cornélia, dont nous avons déjà parlé.

Soupire, battu par Hannibal.

Son grand-père chassa les Carthaginois de la Corse et de la Sardaigne.

Sa fille, Cornélia, la mère des Gracques.

Ses deux petits-fils, Tibérius et Caïus Gracchus.

Tromp (Marten) et son fils Cornélius Van Tromp, tous deux célèbres amiraux hollandais.

Turenne, le plus grand général peut-être qu’ait produit la France, avant Napoléon.

Son père, Henri, duc de Bouillon, élevé à l’école de Henri IV, chef des huguenots.

Nous avons déjà indiqué la parenté de Turenne avec la maison d’Orange.

Il nous eût été facile, en fouillant l’histoire, la nôtre en particulier, de produire un bien plus grand non)bre de cas d’hérédité. Ceux qui précèdent suffisent à écarter toute idée de co'incidcnce fortuite. — Si, en ce qui touche les grands généraux, les cas d’hérédité paraissent plus rares qu’ailleurs, il n’y a pas lieu de s’en étonner. Beaucoup, doués de grands talents naturels, ont dû périr, avant d’arriver à la gloire ou d’avoir fondé une famille.

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