‹ L'hérédité morbideChapitre 3 sur 40 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Inversement à ce qu'on a cru longtemps, les tares de dégénérescence sont loin d'être fatalement et indéfiniment transmissibles. La « régénérescence de la race » commence dès que cesse Taction des influences nuisibles; cette régénérescence n'a pas pour condition obligatoire Télimination des lignées dégénérées; l'hérédité ancestrale survit sous les modifications dégénératives dues à l'influence de l'hérédité morbide, et reprend le dessus dans les générations ultérieures dès que les agents pernicieux n'agissent plus pour les modifier. C'est à cette constatation heureuse qu'ont abouti mes études; elle n'est pas encore généralement admise ; mais les faits parlent clairement en sa faveur. Elle a pour corollaire la promeâse que les efforts pour la régénération de la race peuvent et doivent être efficaces. C'est un puissant encouragement et je serai heureux si par ce petit livre je puis pour une minime part contribuer à orienter heureusement ces efforts.

Outre ce point de vue général, social, j'ai cherché à donner dans ce livre les conseils efficaces que comportent les divers cas particuliers en ce qui concerne la prophylaxie individuelle des conséquences pernicieuses que peut avoir l'hérédité morbide. Il n'est pas de couple qui puisse prétendre être assez sain et de race assez pure pour promettre à coup sûr une descendance louable en tous points. Dans bien des cas quelques indications opportunes peuvent être fécondes en heureux effets. Je n'ai pas manqué de libeller clairement ces indications afin que chacun puisse trouver celle qui est appropriée à la circonstance.

En un mot j'ai cherché à être efficacement utile

PB^FACB

taDt au point de vue sogî&I qu'au poiut de Tue privé, tant en ce qui coQcerae la santé publique et la race, qn'ea ce qui ooDcerne l'individu.

J'ai cherché d'autre part à. exposer la question de

telle façon qu'elle puisse 4tre facilement intelligible

aux personnes ayant un6 bonne culture générale en

dehors de toutes études médicales. Certes, s'il

s'agissait d'écrire un traité complet d'hérédité mor^

bide, comme les inodalitée de l'hérédité morbide

varient cousidérablement selon les maladies dont il

s'agit, il serait nécessaire de passer en revue toutes

les maladies. Hais il s'agit pour nous beaucoup

plutôt d'exposer les notiona générales permettant de

se rendre compte de -ce qu'est l'hérédité tnorbîde,

en nous limitant pour les applications aux maladies

les plus fréquentes, coiiaues de tout le monde. Parmi

les maladies moins connues, nous serons seulement

obligé d'étudier celles qui sont particulièrement

curieuses dans leur mode héréditaire et qu'on a

Appelées les maladies familiales. Pour les autres

nous nous bornerons à l'étude des grandes maladies

sociales, la tuberculose, les maladies vénérienneSj

le cancer, les maladies mentales, l'alcoolisme. Nous

éviteront de nous servir de termes médicaux trop

éciaux, ou, si nous y sommes obligé, nous aurons

in de les définir explicitement. Nous pensons

luvoir expliquer ce qu'il faut savoir de l'hérédité

orbide assez simplement, assez clairement pour

re facilement compris même par des lecteurs

fty'ant aucunes connaissances médicales.

»i mi

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