‹ L'hérédité morbideChapitre 4 sur 40 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Déflnltidn et division.

Déflnitlod dé rhérédiié morbide. Hérédité ifaôrbide diss^iil^ blable et hérédité morbide similaire. Hérédité ai^cestrale et influences héréditaires incidentelles. Hérédo-intoxications. Hérédo-iiifectiofis.

Oa dît qu'il y a hérédité morbide quand on cons-^ tate, chez un individu, un trouble de santé dont Torigine est attribuée à uti étal de maladie d'un ou plusieurs de ses ascendants.

Céttd défihition, conforme au sens Usuel de le locution « hérédité tnorbide » exige un commentaire s tandis que le terme hérédité, employé isolément et appliqué à la transmission de génération en gêné-» ration des caractères normaux, traduit la réappari^ tion, chez les descendants, des particularités des ascendahts telles qu'elles existaient chez ceux-ci, il est au contraire habituel que l'hérédité morbide soU diesemblable^ terme consacré et signifiant que la maladie du descendant est différente, au point de vue classification des maladies, au point dé vue nosologie^ de la maladie de l'asceûdant. Ainsi ]lépilêpsi9 de Tenfailt est très souvent la consé*

8 h'a&nÉaiTb uorbide

quence de VabtinthUme du père, bien que cette intoxication n'ait le plus souTent causé chez le père rien d'épileptique; aiusi encore, une maladie dn coeur assez spéciale, le rétrécittement mitrat pur, s'observe presque excIosÏTement chez les descendants de tuberculeux pulmonairet, et est attribuée légitimement à l'hérédité tubercuUute.

Beaucoup plus rare est l'hérédité morbide itmitairtf c'est^-dire la transmission par un ascendant à son descendant d'une maladie apparaissant chez ce dernier sous la même forme morbide que chez le premier. Elle est toutefois la règle pour un curieux groupe de maladies rares connues sous le nom de maladia familialei, et dans lesquelles on voit des caractères pathologiques se transmettre de génération en génération identiques b. eux-mêmes absolument & la façon dont se transmettent les caractôres normanz.

Ces faits constituent l'exception. Nous devons néanmoins les étudier en premier lieu, car ils constituent la forme la moins complexe de l'hérédité morbide, et, comme l'affectioa héréditaire réappa- "■< dans ces cas toujours sous la même forme de ération en génération, rien n'est plus simple que 1 suivre la transmission.

[ÙB cette étude des maladie» familiales ne répond L un tout petit coin du vaste champ de l'hérédité *bide. Beaucoup plus souvent, les maladies des mts sont dues à. des accidents de santé des mis ; bien loin d'être le fait du patrimoine héréire transmis de génération en génér^on dans ignée, elles sont le résultat d'actions intercur- ■es qui troublent l'évolution naturelle. Ainsi,

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