‹ L'hérédité morbideChapitre 34 sur 40 · MILIEU BIOLOGIQUE ET TARES HÉRÉDITAIRES · texte numérisé non relu

MILIEU BIOLOGIQUE ET TARES HÉRÉDITAIRES

coléoptère parasite de la pomme de terre, le Leplinotarsa decemlineata^ on obtient de même des modifications de l'insecte parfait^ mais elles ne persistent pas dans la descendance; si, au contraire, on agit sur Tinsecte parfait, l'individu lui-même n'est pas modifié, mais ses descendants de première génération le sont.

Un autre papillon, le Polyamnotus phlœas^ a une distribution géographique très étendue. Dans les pays chauds, ses deux générations annuelles ont les ailes noires; dans les pays froids, toutes deux ont les ailes rouges; dans les pays tempérés, la génération du printemps a les ailes rouges, la génération d'automne les ailes noires. Si on élève dans une étuve chaude des chrysalides de la variété septentrionale, on obtient d'emblée des papillons à ailes noires; si on élève dans une enceinte réfrigérée des chrysalides de la variété méridionale, on obtient d'emblée des papillons à ailes rouges.

Chose curieuse, Delamare voit dans ces faits une preuve de l'hérédité des caractères acquis. C'est faute d'avoir un instant réfléchi. Il n'y a pas au contraire plus bel exemple de caractère échappant à l'hérédité et obéissant mieux à l'influence extérieure du moment.

On voit en somme qu'on observe la plus grande variabilité au point de vue de la transmission aux générations ultérieures des caractères acquis sous l'influence des actions de milieu. Certains de ces caractères ne passent pas du tout aux descendants, môme quand ils ont modifié considérablement le sujet lui-même; certains ne sont transmis qu'atténués, s'atténuent de plus en plus, et disparaissent

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au bout d'une, deux, trois générations, si la cause modificatrice a cessé d'agir; rarement enfin, oo voit des caractères acquis persister indéfiniment et même se transmettre selon les lois de Mendel à la façon des caractères de variété les plus fixes.

Il faut observer que les modifications dues à des actions de milieu qui se montrent susceptibles de se transmettre aux descendants sont des caractères qui, anormaux chez les styets considérés, sont normaux dans des variétés, ou des espèces, ou des genres naturels voisins, en sorte qu*en réalité il s'agit moins de caractères acquis que de caractères reviviscents, moins de nouvelles propriétés que de manifestation d'une tendance existant à l'état latent.

C'est ce qui explique que les modifications morphologiques violemment obtenues ne se transmettent nullement à la descendance. Depuis le temps où Mahomet a prescrit aux Musulmans, Moïse aux Israélites de couper le prépuce à tous les enfants mâles, le prépuce est resté tout aussi développé chez eux que dans le reste de l'humanité. Les lésions traumatiques ne se transmettent pas héréditairement. Les amputés engendrent des sujets normaux (voir page 175).

En ce qui concerne les modifications pathologiques, nous avons vu au contraire les changements survenus dans l'état de santé du générateur avoir souvent des conséquences graves pour ses enfants. Ce fait est solidement établi pour la première génération. Au contraire, en ce qui concerne les générations ultérieures, elles échappent le plus souvent aux retentissements de la cause modificatrice qui était en activité chez le grand-parent. Il n'y a donc

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issible de génération ea t entratenoe par la perlégénération. En consélager que la deacenduice idamnée h constitaer une uée. Mais pour cela il e à l'action des causes 9 parents.

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