‹ L'hérédité morbideChapitre 6 sur 40 · DÉFINITION ET DIVISION · texte numérisé non relu

DÉFINITION ET DIVISION

elle a le père pour origine, la mère est contagionnée d'abord, c'est par rintermédiaire de la mère que le fœtus est contaminé.

Mais rhérédité infectieuse paternelle peut agir d'une autre façon. La mère et, par suite l'enfant, restent indemnes de l'infection; mais l'enfant est malvenu parce que le spermatozoïde a été altéré par les toxines de i'infectiou paternelle. Il n'y a pas dans ce cas yéritable hérédité infectieuse; il n'y a pas transmission héréditaire du microbe; il y a seulement influence toxique sur l'élément sexuel paternel et nous rentrons dans le cadre des intoxications.

Nous aurons à développer toutes ces considérations au cours de ce livre. Mais ces premières vues étaient nécessaire^ pour justifier l'ordre que nous allons adopter dans cette études

1® Hérédité morbide ancestrale {hérédité véritable comparable à celle des caractères normaux) : hérédité dans les maladies familiales.

2® Hérédité morbide due à des influences intercurrentes venant troubler le jeu normal de Vhérédité vraie : hér'édo-intoxications.

3» Transmission héréditaire des maladies micro^ biennes : hérédo-infections.

En suivant cet ordre, nous allons du simple au composé. Dans les maladies familiales^ est seule en jeu la transmission héréditaire naturelle sans aucune influence surajoutée.

Dans les hérédo-intoxications, il s'agit d'un nouveau facteur venant troubler l'action de la transmission héréditaire naturelle.

Dans les hérédo-infections, ces deux premiers éléments existent, et il vient en outre s'y ajouter les

H r/HÉRÉniTé HonsiDE

effets de la transmission du microi^ô lui-même, agissant à son tour pour son propre compte sur Fenfant infecté, et ajoutant son action directe aux deux facteurs précédents.

Enfin, nous aurons à envisager Vhérédité des lésiçm d*organei et des maladien de tiisusj y compris Vhérédité des eancers. Parmi les maladies d'o^gi^nds et de tissus, celles du système nerveux nous retîendront particulièrement ^à cause de Timportance de la transmission des maladies nerveuses et des maladies mentales, et à cause de |la questioa de la M dégénérescence » qui, d^une part, s'y rattacha directement, mais, d'autre part, est comme la conclusion et le résumé de tout ce que nous savons sur l'hérédité morbide. Nous montrerons que la dégénérescence n'est pas fatalement progressive, oaais qu'on peut au contraire, quand les causes de déchéance sont combattues ou viennent à disparaître, voir une véritable « régénérescenoe ». Nous terminerons par l'exposé des procédés à mettre en oeuvre pour aboutir h cet^e heureuse issue.

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