‹ L'hérédité morbideChapitre 9 sur 40 · V.Hll · texte numérisé non relu

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mais les enfants do ces malades ne sont jaunit

^HÉRÉDITS MORBIDB ANGESTBALE 47

frappéçy ce sont le9 fils de leurs sœurs qui seuls sont suçoeptibles d'être atteints. Voici» par exem^de, (fig. 4 et 5) des arbres géndalogiques d'hémophilie et de néi^rite optique héréditaire. Jamais les femmes ne sont malades ; les hommes seuls sont frappés, et uniquement ceux qui descendent de la souche commune par une filiation exclusivement féminûie'

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Fig. 5. — Névrite optique hér«diuire (cas de WesttiaflT}. HéréUiié matriitrcalA. On volt que les mfties sont seuls atteints, mais ne transmettent pourtant pas

la maladi» à leurs dcAc^ndants. Les femmes sont toujovra IndenuuM ; c*e8t

cependant uniquement par elles que la maladie se vran^et. (Les «hîflres aous lés carrés noirs indiquent l'âge où la maladie a débuté ; les

chiffres 80U8 les cairéa blancs, l'âge atteint par le sujet au moment ed

Vobser\'ation a été prise.)

Comme le mal se transmet par des sujets eux-mêmes indemnes, on comprend qu'il puisse se perpétuer longtemps ; il ne cause pas l'extinction rapide de la famille malade comme quand il s'agit d'hérédité mendélienne dominante, Aussi a*t«>on pu suivre pendant de très nombreuses génératioAS la trans-^ mission du mal, en particulier pour Vhém(^philit qui est fréquente dans certains cantons de la Suisse alémanique. Dans l'arbre généalogique de la famille Manpel (fig. 4), on voit qu'aucune exception n'exista

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aux règles du matriarcat. On relève bien qu'un hémophile (sujet 17 E, c^est-à»dire le 17* de la 5* génération) est fils d'un autre hémophile, mais on remarquera que ce dernier avait épousé sa cousine germaine et que c'est à cette filiation maternelle que le fils doit son hémophilie. L'exception n'est donc qu'apparente.

Si on étudie de plus près cet arbre généalogique, on voK que les sujets mâles qui sont susceptibles d'être atteints par le mal, c'est-à-dire ceux qui se rattachent à la souche familiale par une ascendance uniquement féminine, sont au nombre de 78. Sur ces 78, 37 sont atteints ; c'est là, avec une approximation très satisfaisante, la proportion mendélienne de 50 p. 100 qui est propre aux caractères dominants. On arrive à cette conclusion que les maladies à hérédité matriarcale sont des maladies mendéliennes dominantes, mais avec l'adjonction de deux particularités : 1* la maladie ne peut se manifester chez les sujets féminins ; 2® la maladie ne peut se transmettre par les sujets masculins. Voici un bon exemple d'influences perturbatrices qui masquent le mode mendélien d'hérédité des maladies familiales du fait de facteurs surajoutés.

Une maladie, la paralysie périodique familiale^ se transmet sous le mode matriarcal en ce sens que la maladie ne peut se transmettre par les sujets masculins, mais, contrairement à ce que nous avons noté pour l'hémophilie, les exostoses ostéogéniques et la névrite optique héréditaire, le mal n'épargne p^s les sujets féminins. Dans ce cas, l'hérédité continue qui est le propre des maladies à caractère mendélien dominant, est rétablie; la maladie ne

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diffère des maladies mendéliennes dominantes que parce qu'elle ne se transmet pas dans la descendance des mâles. Dans ce cas, pour retrouver la proportion mendélienne de 50 p. 100^ il suffit, sans tenir coippte des sexes des sujets atteints, de faire porter le recensement' uniquement sur les sujets, femmes ou hommes, qui descendent de la souche commune par une ascendance uniquement féminine.

Le daltonisme^ dont était atteint le physicien anglais Dalton qui a donné la première bonne description de Taffection, Qst un trouble visuel qui consiste en l'impossibilité congénitale de distinguer l'une de l'autre la couleur rouge et la couleur verte. Elle a surtout été étudiée par les médecins de chemins de fer, chargés d'examiner l'aptitude des employés à apercevoir les signaux lumineux verts et rouges. C'est encore une maladie qui s'hérite sur le mode matriarcal en ce sens qu'elle se transmet uniquement en filiation féminine. Toutefois, dans certaines familles, elle se limite uniquement aux hommes comme fait l'hémophilie ; dans d'autres, elle atteint exceptionnellement quelques femmes; dans d'autres familles encore, femmes et hommes sont également atteints. Le daltonisme fait donc le passage entre l'hérédité matriarcale, type de l'hémophilie, et l'hérédité matriarcale, type de la paralysie périodique.

Gomment se fait-il que le sexe ait une telle influence sur l'apparition de certaines maladies ou sur leur transmissibilité ? Nous en sommes réduits pour l'expliquer à des hypothèses non démontrées.

F. — Maladies complexes on mnltinnitaires

L'influence du sexe est loin d'être \è, seule qui soit susceptible d'apporter aux règles de l'hérédité dans les maladies familiales un trouble apparent.

Si les quelques maladies familiales signalées plus haut s'héritent complètement à la façon des caractères mendéliens, il en existe beaucoup d'autres qui, à première vue, ne paraissent pas s'y conformer; dans certains arbres généalogiques, on trouve même des particularités contredisant, à première vue, les formules de Mendel. En particulier, les proportions mendéliennes définies, 50 p. lOO pour les maladies parentales, 25 p. 100 pi»ur les maladies fraternelles, ne se retrouvent pas, même approximativement, quand on fait pour certaines maladies familiales un relevé analogue à celui que j'ai fait plus haut pour l'albinisme. D'autre part, on voit se perpétuer dans certaines familles des maladies qui, d'après les arbres généalogiques, semblent « dominées » et qui devraient rapidement s'éteindre par les Unions avec des sujets sains ; pour expliquer leur perpétuité, il faudrait que tous ces conjoints soient mixtes, véhiculant de façon latente le caractère dominé et cela est contredit par la très grande rareté de la maladie, en dehors de la famille considérée (ou même son absence, puisque certaines maladies familiales ont été observées uniquement dans une seule famille).

Il faut faire toutefois attention que certaines considérations peuvent expliquer ces anomalies apparentes.

Ainsi, on a constaté que certains caractères morphologiques nécessitent pour se manifester la pré* sence de deux ou trois unités mendéliennes (caractères multiunitaires).

Soit un caractère biunitaire exigeant pour se produire la présence de deux unités mendéliennes A et B. Dans l'union des deux sujets A B et a 6, les hybrides de première génération A B (a 6} présentent tous le caractère. A la deuxième génération, les quatre couples de caractères pouvant se former sont les suivants : A B, A i, a B, a 6 et en se •combinant selon la loi des probabilités, ils peuvent former seize combinaisons :

AB AB A(6)AB (a)B AB (a6) AB

ABA(6) kbAb (a)BA(6) (a)bAb

AB(a)B A(6a)B aBaB a{b)aB

AB{ab) Ab{a)b aBa{b) abab

Or, de ces seize combinaisons, neuf, soit 56 p. 100, contiennent AB. Dans le cas actuel, la proportion mendélienne de 75 p. 100 fait place à celle de 56 p. 100.

On verrait de même que si le caractère biunitaire exigeait pour se produire la présence simultanée des deux unités A 6 ou a B, la proportion tomberait à 3 p. 16 soit 18,75 p. 100 (dans les cas où a ou b sont entre parenthèses, ils sont dominés par A ou B et ne comptent pas).

Enfin si ce caractère dépend de la présence simultanée de a et de 6, il n'apparaît qu'une fois sur 16, soit 6,25 p. 100.

Les caractères triunitaires, dont Bateson a cité de curieux exemples, donnent d'autres chiffres encore^

52 l'hébédité mobbide

On comprend ainsi comment des arbres généalogiques de maladies familiales peuvent donner dei^ ehiffires qui au premier abord ne paraissent pas mendéliens.

G. — Hérédité des caractères morbides dans leurs rapports avec les ((fluctuations»

Enfin, il est une série de maladies fomillales à l'hérédité desquelles les règles mendéliennes ne s'appliquent en aucune façon. Ce sont celles dans la pathogénie desquelles entre un élément dont l'hérédité n'est plus réglée par les lois de Mendel, mais par les lois des fluctuations. Je m'explique.

Les constatations mendéliennes ne s'appliquent avec facilité, en hérédité morphologique, qu'aux caractères susceptibles de s'opposer entre eux : yeux bleus et yeux foncés par exemple ^ Elles ne s'adaptent pas, semble-t-il, à l'hérédité des caractères dont les variations possibles sont susceptibles d'être rangées en série continue. Ainsi, dans l'espèce humaine, la taille. Elle est en moyenne de 1 m. 65, mais avec des variations en plus ou en moins susceptibles d'aller jusqu'à 20, 35, 30 cent!-

i. On pourrait dire qa*il' y a tous les intermédiaires entre les yei|xt)leu8 elles yeux fon<îés!Eo réalftéi il y a, au poiqt de vuo de la coloration, deux espèces d'iris l)ien distinctes ; l» les iris qui n'ont de pigment qu'à la face postérieure : Tœil apparaît alors franohemqnt bleu; %^ les iris qui ont du pigment sur les deux f^en ; selon Tafaiondance du pigment de la face antérieure, on peut alors avoir des yeux variant du gris et du yçrt au marron et au noir plus ou moins clairs ou plus ou moins Ipocéa ; mais ces yeux forment un m6me groupe mend^lien d^pûQ^nt, que Von appelle « yeux foncés » tandis que le caractère yeux bleus, qui s'y oppose, est récessif.

HÂRÉDITi MOBBipa ANCESTBALB 58

mètres. Ces caractères ont reçu le nom de caractère9 fluctuants.

Lear hérédité a pu être étudiée dans les espèces végétales cultivées, où il est possible de mesurer soit la taille, soit la grosseur des grains, de très nombreux individus issus d'un même couple, ou d'un môme sujet bisexué; on est arrivé à des conclusions très intéressantes et qui s'appliquent sans doute aux caractères fluctuants dans l'espèce humaine.

En ce. qui concerne l'hérédité pathologique, il semble, à première vue^ qu'il ne puisse y avoir rien à considérer d'analogue à l'hérédité des caractères fluctuants. En effet, tout état pathologique s'oppose toujours à l'état de santé, à la façon dont s'opposent l'un à l'autre deux caractères mendéliens. Il en est en tout cas ainsi quand il s'agit d'espèces morbides bien définies, comme jaous devons les envisager (la question des tempéraments morbides, conceptions beaucoup plus vagues et moins concrètes, restant réservée). Eh bien, même en s'en tenant à des espèces morbides bien définies, on peut parfois mettre en lumière le rôle pathogénique d'uni élément soumis aux lois de la fluctuation et auquel, par conséquent, on ne peut appliquer les règles mendéliennes.

C'est ce qui se passe pour la maladie dite luaSation congénitale de la hanche. Elle apparaît avec une assez grande fréquence dans certaines familles, dans certains villages endogamiques, dans* certaines races, frappant surtout, mais non exclusivement, le sexe féminin, se transmettant quelquefois, mais nullement nécessairement, de la mère aux enfants,

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frappant parfois plusieurs enfants, et surtout plusieurs sœurs d'une mèm& fratrie. Mais il est impossible, des arbres généalogiques que nous possédons ^j de rien tirer ressemblant à des proportions mendéliennes.

On se Texplique si Ton a présente à l'esprit l'analyse des conditions de production de cette malformation, analyse faite avec une grande perspicacité par Le Damany. Chez les quadrupèdes, la cavité de l'articulation de la hanche ou cotyle, regarde en dehors et en bas,- vers le plan ventral, et s'adapte parfaitement aux conditions de fonctionnement du fémur. Le passage de la position quadrupède à la position bipède change, dans la position debout, les conditions d'adaptation des deux os. L'inclinaison du cotyle vers le plan ventral constitue, pour le bipède, une imperfection qui prédispose à la luxation. D'autre part, la station bipède entraine la nécessité d'un bassin solide, ! soutenu par des fémurs volumineux. Ce bassin est encore plus large chez la femme que chez l'homme, car il doit donner passage à une tète fœtale dont le grand volume est en rapport avec le grand développement du cerveau humain.

Dans la cavité utérine maternelle, le fœtus humain se pelotonne autant que possible; mais ce pelotonnement ne se fait que grâce à une flexion extrême

1. Petit de la Villéon. Série familiale de luxations congénitales de la hanche (fille, mère, grand*mère). Retue française de Méd. et de Chir. 1908, VI, p. 232. — Dubreuil-Chambardel. L'Hérédité de la luxation congénitale de la hanche, Gaz. méd. du Centre^ 1910, p. 282. — Houchard, De l'Hérédité dans la luxation congénitale de la hanche, Thé»e de Nancy, 1909-1910.

HÉRÉDITÉ MORBIDE AXCESTRALE 55

du fémur avec torsion de l'os sur son axe. Si Ton mesure cette torsion par l'angle que fait le plan Tertical passant par l'axe de la tête fémorale avec le plan vertical passant par l'axe transversal de l'extrémité inférieure, on voit qu'elle est nulle chez l'embryon de quatre mois, qu'elle augmente de plus en plus et atteint à la naissance un maximum qui fluctue autour de 40^ avec écarts entre 30* et 50"*, qu'elle diminue de nouveau après la naissance pour descendre chez l'adulte aux environs de 12®. Tous les sujets, même les plus normaux, présentent, dans les mois qui précèdent la naissance, une phase critique, répondant à la période du maximum de tor* sion. L'obliquité du cotyle d'une part, la torsion du fémur de l'autre, produisent une mauvaise orientation réciproque des deux surfaces articulaires de la hanche. La tète fémorale n'appuie plus normalement au plan du cotyle, aussi la profondeur du cotyle diminue; elle est chez le fœtus humain de six mois égale à la moitié du diamètre, à la naissance elle n'est plus que les quatre dixièmes en moyenne, ce qui suffit encore à maintenir la tête fémorale en place lors des premiers pas ; le cotyle se creuse du reste davantage ultérieurement, du fait même du contact et des mouvements de la tête fémorale ; chez l'adulte, il a repris une profondeur des sept dixièmes du diamètre. Telle est l'évolution normale.

Mais quand la torsion fémorale et l'obliquité du cotyle fluctuent au delà des limites compatibles avec la bonne adaptation du fémur, la luxation se produit. Sur les pièces de luxation congénitale de la hanche on note des torsions fémorales allant de

30^ à 90' et des obliquités du cotylo allant de 30» à 60\

Ces mauvaises coaditions se présentent davantage chez les filles parce que, déjà dès la vie fœtale, les filles ont le bassin plus large que les garçons; on comprend pourquoi on trouve la maladie sept fois plus fréquente chez les filles que cheï les garçons, li'influence du sexe trouve dono, dans ce cas, une explication tout à fait rationnelle.

On 3'explique aussi pourquoi là maladie ne s'observe guère que dans la race blanche, en particulier dans les populaitions celtiques ; elle fait défaut dans les races inférieures, qui ont le cr&ne moins volumineux, le bassin moins large, et, ce qui n'en est qu'une conséquence, le fémur moins tordu, et la cavité cotyloïde moins oblique.

En résumé, la production de la luxation congénitale de la hanche est soumise à Tinfluence combinée de éenx caractères fluctuants : Tangle de torsion fémoral^et l'obliquité du plan du QOtyle. Bien qu'il s'agisse d'une maladie bien caractérisée, susceptible d'être opposée à un état normal aussi nettement qu'un caractère mendélien s'oppose à un caractère mendélien de la même paire, on comprend que son hérédité n'obéisse pas à des proportions définies constantes, mais subisse des variations qu'on ne peut prévoir et dont on ne peut poser les règles qu'en opérant sur de très grands nombres. Il est tout naturel que dans les arbres généalogiques de luxation héréditaire de la hanche on ne puisse trouver rien de comparable aux proportions mendé* liennes.

BÉBéDITi^ MORBIDE ANCE6TBALE 67

H. — Prophylaxie des maladies familiales basée sur

les lois de leur hérédité.

Au point de Yue prophylactique, l'étude de Thérédité dans les maladies familiales permet d'énoncer un certain nombre de règles dont l'application aurait pour résultat d'empêcher le retour de la maladie dans la descendance des familles atteintes* Ayant que cette étude ait été faite, on envisageait comme souhaitable l'ejctinçtion totale de ces familles; on conseillait à leurs membres <le ne pas se marier, sous peine d'avoir une descendance malheureuse; on • interdisait aux personnes désireuses de contracter union avec un membre de ces familles, de songer à une telle union. Une excommunication aussi radi* cale et aussi pénible peut aujourd'hui être évitée> et on doit y substituer les quelques conseils ci-après qui, moins draconiens, ont beaucoup plus de chance d'être suivis, puisqu'ils laissent à la plup^t des malheureux membres des familles atteintes la possibilité de se créer une famille, en restreignant seulement dans une mesure définie les choix à leur conseiller.

1^ Maladies familiales à hérédité continue {maladies parentales"). — Dans ces maladies, les sujets malades eux-mêmes peuvent seuls transmettre la maladie à leurs de&icendants. Il n'y a donc aucun inconvénient à. admettre au mariage les enfants des sujets restés sains. Pour affirmer qu'un sujet est sain et restera sain, il faut tenir compte de la nature de la maladie et de l'âge à laquelle elle se déclare.

S'il s'agit de malformations congénitales, par conséquent visibles dès la naissance, les sujets ne présentant pas la malformation ne doivent être soumis à aucune restriction. S'il s'agit au contraire de maladies ne se manifestant que tardivement, tel le ptosis familial tardif de Dutil qui débute aux environs de la cinquantaine, il faut attendre que les parents aient largement dépassé cet âge pour pouvoir affirmer que leurs descendants ne portent pas le germe de la maladie et peuvent ôtre épousés sans crainte.

2^ Maladies familiales à hérédité matriarcale {maladies matriarcales). — Dans ces maladies, la descendance des sujets mâles ne doit être l'objet d'aucune mesure particulière, puisque ces sujets, même s'ils sont atteints eux-mêmes, ne transmettent jamais leur maladie à leur descendance. Au contraire, il faut déconseiller l'union avec les sujets descendant de la souche commune par les femmes, tant s'il s'agit de mâles, parce qu'alors eux-mêmes sont susceptibles d'ètré atteints (50 p. 100), que s'il s'agit de femmes puisqu'elles transmettent la maladie à 50 p. 100 de leurs ûls.

Dans ces maladies, les mariages consanguins ne doivent être l'objet d'aucune restriction particulière, puisqu'il s'agit de caractères dominants, toujours patents, jamais latents.

3* Maladies familiales à hérédité discontinue {maladies fraternelles j maladies récessives). — Dans ce cas, la maladie est susceptible d'être véhiculée à l'état latent et il faut suspecter tous les descendants et tous les collatéraux des sujets atteints; mais les chances de réapparition sont beaucoup moindres que pofir

les sujets suspects des deux catégories précédentes, puisque, au lieu du chiffre de 50 p. 100 propre à ces deux catégories, la proportion de sujets véhiculant le caractère morbide ne dépasse pas 25 p. 100 (maladies monounitaires), et tombe à des chiffres inférieurs quand il s'agit de maladies biunitaires, 18y75 p. 100 quand une seule des deux unités est récessive, 6,25 p. 100 quand toutes deux sont récessives. Ce caractère demeure du reste latent si le conjoint ne le véhicule pas de son côté. Les membres de ces familles peuvent donc être admis au mariage, mais après enquête sur le conjoint dont la famille doit être exempte de toute tare semblable. Comme l'affection peut rester latente pendant toute une série de générations, il faut remonter loin dans les ascendants, loin dans les collatéraux pour acquérir la plus grande certitude possible de l'absence de la tare dans la famille. Les mariages consanguins, à un degré si éloigné soit-il, doivent toujours être interdits en ce qui concerne cette troisième catégorie. Dans les mariages croisés au contraire» les chances de retour du mal deviennent minimes.

Les maladies familiales susceptibles de survenir du fait de fluctuations exagérées de caractères anatomiques ou physiologiques, coàime la luxation congénitale de la hanche, relèvent des mêmes règles que les maladies mendéliennes récessives, puisque les dangers sont de même ordre. Là aussi il faut se garder des mariages consanguins, et rechercher les mariages croisés. L'exogamie, comme on dit, doit être la règle. Les mêmes précautions doivent être prescrites pour celles d'entre les maladies familiales dont le mode hérédita\^re est encore mal

L*aéBÉDITÉ MORBIDB

déterminé 4 cause des difficultés qu'oppose à cette détermination leur rareté, ou le petit nombre de sujets dans les fratries. U est prudent d'interdire également les unions consanguines, quand de telles maladies sont en cause.

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