‹ L'hérédité psychologique [electronic resource]Chapitre 2 sur 113 · PRÉFACE DE LA CINQUIÈME ÉDITION III · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA CINQUIÈME ÉDITION III

pèce et les cellules « somatiques » d'où dérive rindividii. Toute modification des secondes est sans aucune iniluence sur les premières.

Sou point de départ, si général qu'il soit, doit être indiqué. D'après lui, la mort n'est pas une conséquence nécessaire de la vie. Les êtres unicelliilaires ou protozoaires sont immortels, sauf par accident; « chez eux, la vie peut se continuer sans fin, si des circonstances extérieures, ne viennent arrêter le mouvement commencé » \ Ces organismes, en effet, se produisent par division; quand un protozoaire a. acquis une certaine taille, il se scinde et produit ainsi deux ou plusieurs êtres dont chacun n'est que la continuation de l'être primitif : la continuité du protoplasina est donc ici indéfinie et se constate matériellement par un processus visible ou tangible. Cette « immortalité du protoplasma » est-elle sans hniites? 11 ne semble pas, quoi qu'en dise Weismann : les recherches de Maupas prouvent le contraire. Au bout d'un grand nombre de générations, un rajeunissement devient nécessaire et s'il ne se produit une conjugaison entre deux cellules, la dégénérescence est ftitalc.

Dans les organismes multicellulaires ou métazoaires, la mort apparaît parce qu'ils sont composés des deux espèces de cellules que nous avons nommées plus haut : germioatives et somatiques. Les cellules germinative^ se reproduisent par divisions successives, comme les protozoaires dont elles dérivent directement et sont immortelles comme eux. La seule différence, c'est qu'elles peuvent donner naissance à des éléments de deux sortes : les cellules germinatives nouvelles qui leur

i. La Uiéorie de Weismann est exposée dans plusieurs méuioires tra- Uuils en français sous le litre d'Essais sur riiéréclUd. II vient de publier un nouvel ouvrage : DasKeimplasma, eine Théorie der Vererbung. léna, 1892.

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