Th. L. Cornhill Magazine, juin
LES FAITS
Il se berce assez vigoureusement pour réveiller sa sœur dormant dans la chambre voisine.
« Je signalerai le fait suivant, dit Darwin *, que j’ai observé moi-même chez un enfant et qui est curieux comme tic associé à un état mental particulier, celui d’une émotion agréable. Lorsqu’il était content, il avait la singulière habitude de remuer rapidement ses doigts, parallèlement les uns aux autres; quand il était très excité, il levait les deux mains de chaque côté de sa figure, à la hauteur des yeux , toujours en remuant les doigts. Cet enfant, devenu vieillard, avait encore de la peine à se contenir pour ne pas faire ces gestes ridicules. Il eut huit enfants, dont une petite fille qui, dès l’âge de quatre ans, remuait ses doigts et levait les mains exactement comme son père *. »
« De quelles combinaisons multiples de conformation corporelle, de dispositions mentales et d’habitudes, l’écriture ne doit-elle pas dépendre ? et cependant ne voit-on pas souvent une grande ressemblance entre l’écriture du fils et celle de son père, bien que ce dernier ne l’ait pas enseignée au premier ? En Allemagne, Hofacker a remarqué l’hérédité de l’écriture, et on a constaté que les jeunes Anglais apprenant à écrire en France ont une tendance marquée à conserver la manière anglaise 3. »
Mentionnons enfin un dernier fait. « D’après Granz, qui a longtemps vécu chez les Esquimaux, les indigènes admettent que le talent et la dextérité à la pêche du phoque (art dans lequel ils excellent) sont héréditaires : ce qui est vrai, car le fils d’un pêcheur de phoques célèbre se distinguera,