Trousseau, Clinique , t. II, p
3. Annales médico-psychologiques , 1869, t. II. Voici les conclusions de ce travail.
1° L’hérédité est simple quand le père ou la mère sont seuls atteints
LES FAITS
Nous n'en citerons que deux, qui montrent l’hérédité morbide dans toute sa force, parce qu’elle est « à facteurs convergents », le père et la mère agissant l’un et l’autre dans le même sens ’.
Première génération. — Grands-parents atteints d’hérédité morbide.
Deuxieme génération. Père épileptique à crises fréquentes, suivies de coma et de perte momentanée de la mémoire. — Mère strabique et sourde.
Troisième génération. — Douze enfants, dont voici les caractères : cinq morts de convulsions, trois morts d’hémorrhagie cérébrale, un épileptique, une fille choréique, un hydrocéphale, un aliéné (sujet de l’observation).
Quatrième génération. — Néant. Famille éteinte.
L’exemple qui suit est encore plus frappant :
d’aliénation mentale : dans ce cas, il se produit des types disparates, suivant que tel ou tel facteur a prédominé.
2“ L’hérédité est double quand le père et la mère sont également atteints. Dans ce cas, le résultat est presque fatal : diminution et même absence de reproduction. Il est rare que ces races durent plus de quatre générations.
3’ Les races peuvent se régénérer par l’influence d'un facteur indemne.
4° La reproduction des types similaires dans la descendance est un fait à remarquer pour la folie suicide seulement.
Sur ce sujet, consulter aussi Morel. Traité des maladies mentales, liv. IV. p. 513-566.
1. On trouvera un grand nombre de tableaux et d’observations analogues dans le livre de Déjerine, L'Hérédité dans les maladies du système nerveux, dont nous ne saurions trop recommander la lecture à ceux qui veulent étudier les conditions physiologiques de l’hérédité. — Voir aussi Féré : la Famille névropathique, dans les Archives de neurologie. 1884.
l’hérédité psychologique morbide