‹ L'hérédité psychologiqueChapitre 83 sur 114 · Unité de l’espèce humaine · texte numérisé non relu

Unité de l’espèce humaine

cérémonies du jubilé avaient provoquée, garda toute sa vie un caractère qui le üt nommer des courtisans : l’enfant du jubilé *.

« Un père, homme d’un esprit distingué et d’une grande droiture morale, eut pendant toute sa vie des tendances sensibles vers un état mental maladif. Il traversait des périodes d’abattement et des périodes d’excitation. Il eut de nombreux enfants; deux furent aliénés : l’époque de leur conception coïncidait avec des moments où le père avait eu au plus haut degré ces tendances maladives *. »

Si maintenant on suit l’évolution de la vie embryonnaire depuis la fécondation de l’ovule jusqu’à la naissance, on la voit parcourir dans un ordre invariable de nombreuses phases dont chacune détermine rigoureusement celle qui suit. Quoique, suivant l’expression de Cl. Bernard, « l’oeuf ait déjà parcouru une existence fertile en incidents, au moment où le spermatozoïde vient lui apporter son concours » , la chance des incidents augmente bien davantage, dès que le retrait de la vésicule germinative (premier signe de la fécondation) a eu lieu. A chaque phase de cette évolution, la perturbation la plus légère est grosse de conséquences : d’une cause insignifiante résultent des déviations graves. Disproportion entre la cause et les effets : tel est le principe qui domine et explique un grand nombre d’exceptions à la loi d’hérédité. En raison de son importance, on nous permettra d’y insister.

Si nous prenons quelque machine de structure assez simple, un instrument de labourage ou de sarclage, et s’il lui arrive quelque léger accident, il est probable qu’il n’en sera pas moins propre à son service : une cause légère n’amène que des effets légers; l’effet et la cause s’équiva-

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