‹ L'hérédité syphilitiqueChapitre 10 sur 67 · V. Syphilis:et mariage, Pièces justificatives, note. I · texte numérisé non relu

V. Syphilis:et mariage, Pièces justificatives, note. I

A preuve une foule d'observations où des sujets plus ou moins anciennement affectés de syphilis ont engendré des enfants sains, puis, quelques mois ou quelques années plus tard, ont présenté tels ou tels accidents de syphilis, témoignages non équivoques de leur état de non-guérison à l ro où ils ont procréé ces enfants.

Un exemple, entre plus d’une centaine que je pourrais vous rapporter’.

Un de mes clients, syphilitique depuis une dizaine d'années, se marie et devient père de six enfants. Ces six enfants, je n'ai cessé de les avoir sous les yeux depuis leur naissance; j'ai assisté à leurs moindres indispositions, et je suis autorisé à les déclarer tous absolument sains. Leur mère non plus n'a jamais présenté le moindre symptôme suspect. Or, cet homme a été affecté : 1° après la naissance de son troisième enfant, d’une syphilide tuberculeuse du thorax; 2° après la naissance de son cinquième enfant, d’une gomme palatine.

Donc, voilà un sujet qui a engendré six enfants sains, bien que non-guéri et en dépit d’une syphilis assez vivace et assez persistante pour s’accuser à long terme par une double explosion d'accidents.

3° Et ce n'est pas tout ‘encore. On a vu des sujets syphilitiques engendrer (et cela toujours dans les mêmes conditions, c’est-à-dire la mère étant et demeurant saine), on à vu, dis-je, des sujets syphi-

1. J'ai relaté ailleurs 35 cas de cet ordre (V. Syphilis et mariage, 2° édit., Pièces justificatives, note 1, p. 347).

litiques engendrer des enfants sains, alors que leur syphilis était écente eta peine traitée; —

alors, qu'ils se trouvaient en pleine période secondaire ; — alors qu'ils étaient affectés, au moment même de la conception de l'enfant, d'accidents divers de syphilis; — alors, en un mot, qu'ils n'avaient pas encore dépassé cette redoutable période où la diathèse fait pour ainsi dire sa crise aiguë et semble rationnellement devoir être le plus pernicieuse comme dangers de transmission héréditaire. Cullerier, nolamment, a cité, à ce point de vue, des cas que je ne puis qualifier autrement que de stupéfiants, tant ils vont à l'encontre de ce qui est le plus usuellement observé et des croyances généralement admises.

Deux exemples.

Un jeune homme se marie six mois après avoir contracté la syphilis. Tout aussitôt après le mariage, il est affecté d’une poussée assez intense d'accidents secondaires : roséole, plaques muqueuses gutturales, adénopathies cervicales, douleurs multiples, ete. Cet homme procrée un enfant dans ces conditions. Or, cet enfant vient au monde sain, fort, bien constitué. Et, suivi cinq ans par Cullerier, il reste indemne de tout accident spécifique !

Second eas. — Un homme de 35 ans contracte un chancre syphilitique, ne se traite pas, etaboutit, quelques mois plus tard, à la série classique des accidents secondaires : syphilides cutanées, plaques muqueuses de la bouche et de la gorge, plaques

HÉRÉDITÉ PATERNELLE. qi

muqueuses périanales, eroûtes impétigineuses du cuir chevelu, alopécie, adénopathies cervicales, ete. IL est alors soumis au traitement mercuriel pendantune quinzaine de jours, et, quinze jours après, il se marie, en dépit de toutes les observations de Cullerier. — Sa femme devient enceinte dès les premières approches conjugales. — Et, neuf mois plus tard, nait un enfant « très bien constitué, très vigoureux », exempt de tout symptôme spécifique. Cet enfant est surveillé huit ans par Cullerier et continue à rester sain. — Deux autres enfants, nés du même père ultérieurement, restent également indemnes *.

Écoutez encore le récit de cet autre fait qui m'a été obligeamment communiqué par mon si regretté collègue et ami le D' M. Raynaud. Recueilli dans des conditions toutes spéciales, offrant une chronologie de précision quasi mathématique, ce cas est le plus probant qu’on puisse citer en l'espèce.

Un homme marié contraëte la syphilis dans une escapade amoureuse. Pendant plusieurs mois il trouve d’ingénieux prétextes pour éviter tout rapport avec sa femme; mais enfin, un jour, il s'oublie. Le lendemain, il aecourt épouvanté chez M. Raynaud, qui constate sur lui des plaques muqueuses de la bouche. Neuf mois plus tard, jour

1. CuzLeRIER, De l’hérédité de la syphilis, mémoires de la Société de chirurgie de Paris, 1851.

Plusieurs cas de même genre se trouvent consignés dans l’inté-

ressant travail de M. Notta, auquel nous avons déjà fait allusion précédemment (4rch. générales de méd., 1860, t. I).

pour jour, et sans qu'il fût survenu aucun autre rapprochement avec son mari, la jeune femme accouchait, et accouchait d’un enfant sain, lequel, attentivement surveillé par M. Raynaud pendant dix ans, n’a jamais présenté le moindre phénomène d'infection syphilitique.

Ainsi, voilà un homme qui, le jour méme où il engendre un enfant, est affecté d'accidents d'ordre secondaire et dont l'enfant néanmoins naît exempt de syphilis! En vérité, ce serait à n’y pas croire; et les observations de ce genre, on serait presque tenté de les désavouer, de les renier, si elles n'étaient signées de noms qui font autorité, qui font foi.

Que conclure, done, de tous ces faits qui, je le répète, ne sont ni réfutables, ni même discutables ? Une seule chose :

C’est que lhérédité syphilitique paternelle ne s'exerce pas dans tous les cas où elle pourrait s'exercer.

Ces faits, 1l nous faut, en religieux observateurs des données fournies par la clinique, les enregistrer et les accepter, voire sans les comprendre; car inuüle de dire que, quant à présent, nous ne saurions leur donner aucune explication de nature à nous satisfaire; — et, de même qu'en principe nous avons défendu et démontré l'authenticité de lhérédité syphilitique paternelle, de même que nous avons reconnu cette hérédité comme une loi, de même nous devons admettre sans hésitation que

Ce

cette loi souffre des exceptions, et que ces exceptions, si extraordinaires, si mystérieuses qu'elles puissent nous paraitre, n'en portent pas moins, elles aussi, le cachet de la plus parfaite authenticité.

Second point, celui-ci est des plus curieux, je puis dire aussi des moins connus. J’appelle done sur lui toute votre attention.

Une raison qui certes a pu, en nombre de cas, faire méconnaitre l'influence hérédo-paternelle de la syphilis, c’est que cette influence se traduit bien moins souvent par la transmission de la syplis EN L’'ESPÈCE que par des manifestations, des accidents d'un autre ordre, lesquels, n’ayant plus rien de syphilitique en apparence, peuvent facilement donner le change sur leur véritable origine. — Je m'explique.

Certes, les enfants issus d’un père syphilitique et d'une mère saine peuvent recevoir la syphilis de leur père et présenter des manifestations d'ordre purement syphilitique. Mais c’est là, sinon l’exception, au moins le cas le moins commun.

Ce qui est bien autrement fréquent (remarquez ceci), c'est que l’influence hérédo-syphilitique paternelle se traduise d’une autre facon. — Et comment ?

Par des avortements ;

Par des accouchements prématurés d'enfants morts ou moribonds ;

m4 L'HÉRÉDITÉ SYPHILITIQUE.

Par la naissance d'enfants vivants, qui succombent à courte échéance, à échéance de quelques semaines, de quelques mois, parfois de quelques années, et qui succombent emportés par diverses maladies, au nombre desquelles les plus fréquentes

sont :

La débilité native; — la consomption sans cause cliniquement appréciable; — des accidents céré-

braux, des convulsions, l’hydrocéphalie, ete.

Que si de tels accidents (avortements, accouchements prématurés, morts rapides après la naissance, elec.) ne se produisaient que d’une façon rare ou peu commune dans les conditions susdites, on serait en droit de les considérer comme des coïneidences de pur hasard. Mais c’est que, tout au contraire, 1ls se manifestent en pareil cas avec une fréquence telle qu'ils constituent le fait courant, le fait habituel, presque /a règle.

De sorte qu'alors, au nom de la plus élémentaire logique, au nom du bon sens, ils s'imposent en toute évidence comme des effets d’une seule et même cause, comme des résultats d'une influence qui leur est commune, à savoir, de l'influence hérédo-syphilitique paternelle. Impossible de méconnaitre, de récuser cette cause, cette influence, et de ne pas y rapporter toutes les conséquences dont je viens de parler.

Au surplus, jugez-en par la statistique suivante.

J’ai réuni, comme je vous le disais il n’y a qu’un instant, un certain nombre d’observations bien au-

thentiques de grossesses issues d’un père syphilitique et d'une mère saine. Or, à ne parler que du seul ordre de cas que nous ayons à envisager pour l'instant, c’est-à-dire des cas où ces grossesses se sont terminées d’une façon malheureuse, que s’estil produit? En autres termes, alors que l'influence hérédo-paternelle s’est montrée nocive, comment, de quelle facon s’est-elle montrée nocive? Le voici, d’après les résultats fournis par 103 grossesses de cet ordre :

I Enfants nés vivants, puis affectés de syphilis hére-

ditaire immédiate ou PRÉCOCE à. ae SR ete: F7. Case IT. Enfants nés vivants, puis An Drénté des sym-

ptômes de syphilis héréditaire tardive... . . à 2 — III. Avortements, ou Hd ere ED d" en-

fants: Morts. 0. , PIECE 43 —

IV. Enfants morts à do PART (mais très généralement à brève échéance) sans manifestations spé— REC ITONTES RO CES CRE EDR RENTRER, 43 —

PORN, EI OMC

Ainsi, sur 103 Cas, 19 enfants seulement ont hérité de la syphilis paternelle ex l'espèce, tandis que A1 sont morts avant de naïtre, et 45 nés vivants sont morts à courte échéance.

C'est-à-dire, GORRORNIEnr que Pinfluence hérédo-paternelle s’est traduite :

° Par la transmission de la syphilis, dix-neuf nu — au pourcentage, 18 pour 100.

2° Par la mort, quatre-ingt-quatre fois ; au

pourcentage, SI pour 100.

Eh bien, comparez ces deux chiffres (81 o/o et

18 o/o), et voyez quel écart significatif de lun: à l’autre. Voyez combien la proportion des cas mortels sans manifestations syphilitiques apparentes (voire constatables à lautopsie) dépasse celle des transmissions syphilitiques ex l'espèce.

lei, cependant, je prévois une objection, d’ailleurs bien légitime. On dira peut-être : « Mais ce chiffre de 84 morts imputées à l'hérédité n'est-il pas excessif et ne demanderait-il pas à être abaissé ? Car, en toute évidence, les femmes n’ont pas besoin d’un mari syphilitique pour avorter, pas plus que les enfants n'ont besoin d’un père syphilitique pour mourir. » Soit! répondrai-je, cela n’est pas niable. Mais abaissons cette proportion de mortalité; de 81 pour 100 réduisons-la à 70 pour 100, à 60 pour 100, à 50 pour 100, voire davantage encore, si vous le voulez. Toujours est-il que, toutes ces déductions faites, même faites à l'excès, 1l n’en subsistera pas moins un écart considérable entre les deux chiffres en question, écart dont linéluetable signification est la suivante, à savoir :

Que l'influence héreédo-syphilitique du père se traduit bien plus souvent par la mort de l'enfant que par la transmission de la syphilis à l'enfant.

En autres termes, la syphilis paternelle ue l’enfant bien plus souvent qu’elle ne se borne à lui transmettre la syphilis.

Heureux donc, pourrait-on dire, les fils de pères syphilitiques, alors qu'ils en sont quittes avec

l'héritage paternel au prix de la syphilis! Car ils avaient droit à pis que cela; car, normalement, la mort était pour eux l'éventualité la plus probable.

Voilà ce qui ressort de la statistique précédente.

Eh bien, maintenant, laissez-moi dire que les résultats de cette statistique concordent absolument avec ce qu'on peut appeler le courant de l'opinion, l'impression générale. Interrogez quelque praticien ayant l'expérience de telles choses; il ne manquera guère, après avoir consulté ses souvenirs qui, pour n'être pas chiffrés, n’en seront pas moins conformes à la vérité clinique, de vous répondre ceci : « Il est assez rare de voir un enfant issu d'un père syphilitique et d’une mère saine naître avec la syphilis, tandis qu'il est absolument commun de voir mourir les enfants nés d’un père syphilitique et d’une mère saine. Ah! voilà, par exemple, ce qui s’observe en pratique d’une facon courante! Quantité de pères syphilitiques, surtout au début de leur mariage, ne procréent d’enfants que pour les voir mourir. » Et tout aussitôt ledit praticien vous racontera tels ou tels cas de sa clientèle, où un père syphilitique aura perdu un, deux, trois, quatre enfants.

C'est là, tout au moins, ce que m'ont répondu nombre de mes collègues, nombre d’accoucheurs notamment, que j'ai consultés sur ce point. Et la concordance de leur opinion avec les résultats de ma statistique. personnelle m'est particulièrement

précieuse, car elle constitue un témoignage probant à l'appui des idées que je viens de soutenir.

En effet, telle est bien, je crois, la vérité clinique. Et ainsi doit être envisagée l'hérédité syphilitique paternelle quant à ses résultats. C’est une hérédité qui, somme toute, ne s'exerce que d’une façon relativement peu commune en tant que transmission de la syphilis en l'espèce ; tandis que c’est une hérédité bien plus souvent et bien autrement dangereuse en ce qu'elle est susceptible de transmettre à l'enfant quelque chose de plus grave encore que la vérole, à savoir, ce que j'ai appelé d’une façon générique l'inaptitude à la vie, inaptitude à la vie se traduisant soit par la mort #7 utero, soit par la mort peu de temps après la naissance, comme conséquence d’une débilité native, d’une déchéance originelle, d’une résistance vitale insuffisante.

Au total done et comme conclusion, le résultat le plus commun, le danger par excellence de l’hérédité syphilitique paternelle, c’est la mort de l’enfant.

En résumé, nous venons de voir tour à tour :

1° que l’hérédité paternelle est bien loin de s’exercer dans tous les cas où il est à croire qu’elle pourrait, qu'elle devrait s'exercer ; — 2° qu'elle se traduit bien moins souvent par la transmission de la syphilis en l'espèce que par des manifestations d’un

autre ordre n'ayant rien de syphilitique en appa-

rence et pouvant facilement donner le change sur leur véritable origine.

Eh bien, s’il en est ainsi, ne voyez-vous pas comment une erreur est possible, sinon facile, relativement à l'appréciation de l'influence paternelle en fait d'hérédité syphilitique ? Ne concevez-vous pas maintenant qu’en raison de telle ou telle des deux considérations précitées 1l ait pu se trouver des médecins pour tenir en doute, voire pour récuser absolument lhérédité syphilitique paternelle? Et cela, ou bien parce que le hasard à pu leur faire rencontrer toute une série de cas où cette hérédité ne s’est pas produite, ou bien parce qu'ils ont pu méconnaitre les formes non syphilitiques d’apparence sous lesquelles se traduisait cette hérédité, alors qu'elle s’exerçait d’une facon autre que par la transmission de la syphilis en l'espèce.

Telle est, sans aucun doute, la double raison de l'erreur à laquelle ont été conduits les médecins qui ont récusé l’hérédité syphilitique paternelle.

Or, cette erreur, il était important de la réfuter, en raison des conséquences qu'elle comporte, et c’est pourquoi je n’ai pas reculé devant la longue argumentation qui précède. Ces conséquences, en effet, sont des plus graves et doivent dès l'instant être signalées. Elles sont de deux ordres. Les unes concernent l’enfant : — les autres concernent la mère.

D'une part, l'enfant est gravement menacé par la

syphilis de son père; nous venons de voir comment et à quel degré.

Mais, d'autre part aussi, l'hérédité paternelle est également une menace, un danger pour la mère, qui peut subir le contre-coup de cette hérédité en recevant de l'enfant qu'elle porte dans son sein la syphilis que cet enfant tient de son pere. C’est là, vous le savez, ce qu'on appelle la syphilis par conception, laquelle, au total, est donc fille de l'hérédité paternelle, si je puis ainsi parler. Or, ainsi que j'aurai bientôt à vous le dire, cette syphilis par conception ne laisse pas d’être assez commune.

En résumé, done : UN PÈRE SYPHILITIQUE EST DANGEREUX DIRECTEMENT POUR SON ENFANT DE PAR SA SYPHILIS PERSONNELLE ; — ET IL EST DANGEREUX IN- DIRECTEMENT POUR SA FEMME DE PAR LA SYPHILIS DONT IL PEUT INFECTER HÉRÉDITAIREMENT SON EN- FANT.

Certes — et c’est là un point sur lequel j'aurai à insister longuement dans l’un des chapitres qui doivent suivre — l’hérédité paternelle est très inférieure comme degré d'intensité nocive à l'hérédité maternelle et à l'hérédité mixte. Mais notez que cette infériorité, elle la compense, et la compense bien largement, par la fréquence des cas où elle est susceptible de s'exercer.

Et, en effet, dans les ménages où un seul des con- Joints est affecté de syphilis, la syphilis n'est-elle

pas, sauf exception des plus rares, du côté du mari? Je n’ai vu que treize fois sur cinq cents cas la femme apporter la syphilis dans le ménage, tandis que j'ai constaté l'inverse quatre cent quatre-vingt-sept fois.

En second lieu, les ménages où le mari seul est syphilitique ne sont-ils pas infiniment plus nombreux que ceux où les deux conjoints sont infectés? Car, somme toute, la femme échappe assez souvent à la syphilis du mari.

D'où résulte ceci :

L'hérédité syphilitique paternelle, bien que moins nocive que les deux autres hérédités syphilitiques (hérédité maternelle et hérédité mixte), se trouve devenir en réalité la plus désastreuse, devenir celle qui fait le plus de victimes, parce que c’est celle qui a le plus souvent l’occasion de s'exercer ; numériquement, on peut la dire l’hérédité prépondérante.

Conséquemment, c’est elle, surtout, qu'il faut viser et combattre par les deux ordres de moyens dont nous disposons en pratique et dont j'aurai plus tard à vous entretenir, à savoir : Le trainent) qui, comme nous le: verrons, ‘exérce une influence considérable sur l’hérédité, en atténuant, voire en annulant sa puissance de transmission ; — et l'interdiction du mariage aux sujets incomplètement guéris, restant susceptibles d’être encore dangereux pour leurs enfants ou pour leurs femmes.

FouRNIER. -— L'Hérédite syphilitique. 6

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