MOIS
Deuxième grossesse; — ayoriement au septième mOIS ;
Troisième grossesse; — accouchement avant
terme, d’un enfant mort; Quatrième et cinquième grossesses; — enfants
1. Bertin, Traité de la maladie vinerienne chez les nouveau-nés, Paris, 1910, .p. 142:
vivants, mais syphilitiques, mourant le premier à trente jours, le second à quarante-cinq jours:
Sixième, septième et huitième grossesses; — enfants vivants et sains.
De tels faits, en vérité, sont assez éloquents par eux-mêmes pour nous dispenser de tout commentaire.
Done, vous le voyez, le temps use, atténue l’influence hérédo-syphilitique, et peut même finir par Pannuler. Voilà un point définitivement acquis".
Maintenant, ce point admis en principe, il nous faut essayer de sortir des généralités, serrer la quesüon de plus près, et déterminer d’une façon autrement précise, si cela toutefois nous est possible, l'influence du temps sur l’hérédité syphilitique.
Eh bien, de l'étude et de la comparaison d’un
1. Je trouve des résultats de tous points semblables énoncés dans une intéressante monographie due au D' H. Legrand et basée sur les statistiques de la maternité de Saint-Louis (service de mon collègue et ami le D' Porak).
«.. Le père étant seul syphilitique peut transmettre la syphilis au produit de conception. Il y est d'autant plus exposé qu’il se trouve plus près du début de la syphilis au moment où a lieu la conception,
«.. La mère syphilitique avant la grossesse a d’autant plus de chances de mettre au monde un enfant sain que sa syphilis est plus ancienne. » — (La syphilis cause d'avortement, Thèses de Paris,
Vrrés
ln ct de re
grand nombre d'observations, soit empruntées à des sources étrangères, soit personnelles, comme aussi de diverses statistiques que j'ai essayé d’instituer, il m'a paru ressortir un certain nombre d’enseignements, j'oserais presque dire de lors, si ce terme ne vous semblait pas trop ambitieux. En tout cas, voici ce que m'a paru démontrer mon enquête :
I. — C'est, d'abord, que l'INFLUENCE HÉRÉDO- SYPHILITIQUE, QUI S'EXERCE D UNE FAÇON TRÈS INÉ- GALE AUX DIVERS AGES DE LA MALADIE, COMPORTE UN MAXIMUM ET UN MAXIMUM CONSIDÉRABLE, ÉNORME, QUI CORRESPOND ENVIRON AUX TROIS PREMIÈRES AN- NÉES DE L'INFECTION ;
IT. — C’est, en second lieu, que LE MAXIMUM DE CE MAXIMUM, SI je puis ainsi parler, RÉPOND AU PLUS JEUNE AGE DE LA DIATHÈSE, C'EST-A-DIRE, APPROXI- MATIVEMENT, À SA PREMIÈRE ANNÉE ;
IT. — C'est, enfin, Qu'AU DELA DES TROIS PRE- MIÈRES ANNÉES DE LA MALADIE, LA DÉCROISSANCE DE L'INFLUENCE HÉRÉDITAIRE SE CONTINUE ENCORE LES ANNÉES SUIVANTES, MAIS DUNE FAÇON INFINIMENT MOINS MARQUÉE.
Comparons, en effet, la mortalité de provenance hérédo-syphilitique aux divers âges de la maladie (aux divers âges de la maladie chez les parents,
bien entendu).
Dans l’une de mes statistiques relative à lhérédité mixte et reposant sur un total de 259 grossesses, je vois que cette mortalité infantile s’est traduite par les chiffres suivants :
Première année, .
Deuxième année.
Troisième année.
Quatrième année Cinquième année Sixième année.
Septième année .
Huitième année.
Neuvième année, Dixième année Onzième année .
Douzième année. .
Dix-huitième année .
Vingtième année
MEN COL Et COX OTIOTRT TU ES
d'OS ER AIT
Or, analysons ces chiffres; que trouvons-nous ? Ceci :
1° Que, sur 176 morts d'enfants par hérédosyphilis, 139 sont comprises dans les trois premières années de l'infection des parents.
Ainsi, la mortalité des trois premières années est presque égale aux 4/5 de la mortalité totale.
2° Que la mortalité de la première année comprend à elle seule exactement la moitié de la mortalité totale.
3° Qu’une décroissance des plus marquées s’accentue ensuite, et cela de la façon suivante :