Voir Dictionnaire encyclopédique, art. Syphilis, p
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procèdent de cellules restées indemnes”. — Inutile, je crois, de discuter une telle théorie.
Somme toute, aucune des hypothèses précédentes à contrôle impossible ne saurait nous satisfaire.
Aussi, mieux vaut-il, à mon avis, nous borner à constater le fait « sans phrase » que de nous payer d'explications qui n’expliquent rien.
Résumons-nous done, en disant :
Que l’hérédité syphilitique peut être quelquefois soumise à des alternances qui, pour si singulières qu'elles soient, n'en sont pas moins authentiques ;
Que, pour certains cas, l'influence passagère, mais insuffisante du traitement spécifique, peut expliquer rationnellement ces alternances ;
Mais qu'il est d’autres cas — et en bien plus grand nombre — où ces alternances restent abso-
lument inexplicables.
GROSSESSES GÉMELLAIRES.
Enfin, quelques mots encore sur un fait tout particulier qui, à le juger authentique, constituerait le comble de l’extraordinaire en l'espèce. Ce fait est le suivant :
1. Atkinson (J.-E.). The etiology of congenital syphilis histologically considered, New-York medic. journal, 1875.
Dans les grossesses gemellaires, l'hérédité syphilitique pourrait, paraîtal, s'exercer d'une façon inégale sur les deux jumeaux, voire s'exercer sur Pun et ne pas s'exercer sur l'autre.
Cela, tout au moins, semblerait résulter de quelques observations.
Ainsi, premier point : il peut y avoir une inégalité très accentuée de l’un à l’autre jumeau quant à intensité de leurs symptômes respectifs d'hérédosyphilis. Il se peut que l’un soit gravement éprouvé, voire succombe, tandis que l’autre ne présente que des accidents plus où moins légers.
Hutchinson dit avoir constaté cette particularité plusieurs fois. Dans l’un de ses cas, un des jumeaux resta en bon état de santé générale, bien qu’affecté d'accidents syphilitiques; tandis que l’autre fut si gravement atteint qu'il succomba.
J'ai vu le même fait, pour ma part. De deux jumelles, nées toutes deux syphilitiques d’un père et d’une mère syphilitiques, lune présenta des aceidents très sérieux, dépérit, fut prise d’entérite et succomba, alors que l’autre en fut quitte pour des lésions peu sérieuses et survécut.
Dans un cas de Campbell, l’un des jumeaux vint au monde mort et macéré; l’autre naquit sain et ne présenta de symptômes syphilitiques que quelques semaines plus tard.
Dans un cas de Caspary, Pun des jumeaux, très débile, fut pris d'accidents syphilitiques quelques
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jours après sa naissance; tandis que l'autre, plus fort, ne présenta de signes d'infection que quatre mois et demi plus tard.
Jusqu'ici rien de bien surprenant; car on sait que fort souvent 1l existe une inégalité très grande entre deux enfants jumeaux comme développement, comme force, comme résistance vitale, etc. Et, à la rigueur, cette inégalité peut rendre compte, au point de vue spécial qui nous occupe, des différences morbides constatées entre les deux enfants, voire des terminaisons différentes par mort ou survie.
Mais voici où commence l'extraordinaire. Des deux jumeaux, dit-on, il se peut que l’un soit infecté héréditairement et que l’autre reste indemne.
M. Diday a relaté un cas de ce genre, se résu-
e) ;) mant en ceci :
Ménage où le mari est syphilitique et la femme $ Ï q saine. — Grossesse amenant deux jumeaux.— « De ces deux enfants. dit M. Didav. l’un. le garcon : dE , SALE , présenta au deuxième mois une syphilide pustulosquameuse compliquée de désordres digestifs, et succomba en dépit du traitement; — l’autre, une petite fille, n'eut jamais le moindre indice de syphilis; elle a aujourd’hui douze ans etse porte à merveille, ainsi que sa mère”. »
Kassowitz a vu également une femme syphilitique