ET FILLE
Cicéron . . .
Tullia.
Octave . .
Julie.
Caliguîa .
. Julia Drusilla.
Charlemagne .
Ses filles (?).
Alexandre VI .
Lucrèce Borgia.
Louis XI . .
. Anne de Beaujeu.
Louis XII . . .
. Claude de France.
( Élisabeth.
Henri VIII .
’ 1 Marie.
Henri II .
. . Marguerite de Valois.
Henri IV (France). .
. Henriette d’Angleterre.
Cromwell. ......
Ses filles.
Gustave Adolphe. . .
. . Christine.
Le Régent .
. . Ses filles.
Necker,
. . M“® de Staël,
Notes. — On se plaignait à Caliguîa de ce que sa fille, âgée de deux ans, égratignait les petits enfants qui jouaient avec elle et tentait même de leur arracher les yeux ; il répondit en riant : « Je vois bien qu’elle est ma fille. » a Le Régent, dit Michelet, tenait de sa mère. Bavaroise robuste et hommasse. Elle fut un esprit curieux, actif et voyageur à travers toute science, avec un goût d’universalité fort étranger à la France de ce temps, donc allemand, si je ne m’abuse. » [H, de France, tome XIV. ) Son fils (le Régent) fut idiot. Ses filles étonnamment bizarres. L’aînée, duchesse de Berry, effrénée et charmante, eut le cerveau fêlé. La seconde, qui avait l’universalité du père, était une encyclopédie tourbillonnante.- La troisième et la quatrième ne furent que caprice et folie. Elles étonnèrent ritalie et l’Espagne de si hardis scandales, qu’on aurait pu n’y voir que des cas d’aliénation.
LES LOIS
Lucas résume ainsi, d’après Carlyle, la généalogie des Cromwell. Petit-fds du terrible et frénétique instrument de Henri VIII eontre l’Église romaine, Robert Cromwell épouse Catherine Stewart, arrière-cousine du roi Charles PL C’està01ivier,seulmâle des sept enfants issus de ce curieux mariage, que se transporte, en s’élevant à sa plus haute puissance, l’enthousiaste et profond génie des Cromvell. Olivier prend pour femme Elisa Boursier, naturel débonnaire. Ses enfants mâles sont des bergers d’Arcadie; ses filles sont plus fanatiques que lui.
Examinons maintenant la trdsième forme de l’hérédité directe : la prépondérance d’un sexesurle sexe de même nom.
Elle s’appuie, comme la précédente, sur un grand nombre de faits empruntés à la physiologie, la psychologie et l’histoire. Peut-être sont-ils moins nombreux que les faits d’hérédité croisée. Mais ce n’est là qu’une impression générale, vague et, en définitive, qu’une hypothèse. A ces considérations douteuses, tirées du nombre des faits, les partisans de la thèse contraire pourraient opposer, outre les faits, qu’eux aussi ils ont en leur faveur une considération théorique qui n’est pas sans valeur ; ils pourraient dire que leur thèse n’est qu’un cas particulier de l’axiome admis en matière de génération : Le semblable produit le semblable. Nous essayerons plus loin de montrer, sous le titré d’hérédité en retour, que l’opposition des deux thèses n’est qu’apparente et comment elles peuvent se concilier.
Parmi les faits physiologiques qui montrent l’hérédité allant d’un sexe au sexe de même nom, rappelons la
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famille d’Edouard Lambert, l’homme porc-épic, dans laquelle l’infirmité ne se propageait qu’aux mâles. Le daltonisme, comme nous avons vu, se manifeste plus souvent chez les hommes que chez les femmes ; cependant, il a été, pendant cinq générations, transmis à douze personnes, toutes du sexe féminin. La constitution, le tempérament, la fécondité, la longévité, les idiosyncrasies ou anomalies de toute sorte passent aussi souvent du père au fils que de la mère à la fille.
Au point de vue psychologique, nous avons dit que Baillarger, en s’appuyant sur des données statistique^ empruntées aux maladies mentales, incline à croire que l’hérédité a lieu généralement entre les sexes de même nom. Voici comment se décomposent les 671 cas par lui recueillis.