‹ L'héréditéChapitre 39 sur 56 · TABLEAU IL · texte numérisé non relu

TABLEAU IL

hommes I h’état. I

tt

[ moyennes, i

Père

Fils. . . . .

Grand-père -----

Neveu .......

Petit-fils . . . . . .

IBîsâïôiil* • • •

|cousiu germain. . .

Petit-neveu. . . . -

1 Arrière-petit-fils. . .

Nous ne suivrons pas Fauteur dans les longs commentaires qu’il donne sur chaque colonne, et sur chacun des chiffres qu’elle contient, ni dans ses considérations souvent ingénieuses, souvent bien problématiques, pour expliquer tout ce qui s’écarte trop de la moyenne. Il est incontestable que si l’on met à part lés poëtes et les artistes (colonnes 6 et T), qui offrent des déviations assez bizarres, on ne peut guère n’être pas frappé de la ressemblance des chiffres comparés. On le sera encore plus, si l’on rapproche la première colonne qui contient les juges, c’est-à-dire les hommes dont Fauteur a le mieux étudié les parentés, avec la dernière colonne, celle'des woi/mne&y c'est-à-dire celle qui doit passer pour traduire la loi en termes numériques.

Le nombre des familles qui a servi de base à ce travail

LES LOIS

est d’environ 300, qui contiennent entre elles près de 1,000 hommes remarquables, parmi lesquelles environ 413 illustres. L’auteur pense qu une si grande masse de faits doit permettre de saisir la loi, s’il y en a une. Elle nous est donnée dans la dernière colonne du tableau II. La chance qu’un homme remarquable ait des parents qui le soient aussi, serait pour le père de 31 p. 100; pour les frères de 41 p. 100 ; pour les fils de 48 p. 100, etc. Voir le tableau II, colonne 9.

Si l’on veut calculer la chance que les parents des hommes illustres en général ont ou ont eue de s’élever à l’éminence (l’auteur nous a montré Que les hommes éminents sont en général moins nombreux de moitié que' les hommes illustres) , on trouvera qu’elle est :

Au premier degré, pour le père, comme là 6; pour chaque frère, comme 1 à 7 ; pour chaque fils, comme 1 à 4.

Au deuxième degré, pour chaque grand-père comme

I à 25; pour chaque oncle, 1 à 40; pour chaque neveu, comme 1 à. 40; pour chaquje petit-fils, comme 1 à 29.

Au troisième degré, la chance est pour chaque cousin germain de 1 à 100; pour chacun des autres de l à 200.

Il nous reste, pour en finir avec la statistique, à lui demander des éclaircissements sur un dernier point. Dans le tableau II, on a désigné par le mot « père » aussi bien la mère que le père; par le mot « frère » aussi bien la sœur que le frère ; bref, les parentés masculines ou féminines ont été confondues sous une même dénomination.

II s’agirait maintenant de déterminer ce qui revient aux hommes et ce qui revient aux femmes, dans chacun de ces huit groupes, contenant chacun 1 00 familles.

ESSAIS DE STATISTIQUE. ^63

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