‹ L'hérésiarqueChapitre 107 sur 161 · Acte Quatrième igg · texte numérisé non relu

Acte Quatrième igg

Ah ! ah ! les ennemis de Dieu aussi les aimaient les parfums, les festins et les femmes, qui maintenant se balancent aux branches des cèdres. Vous, vous êtes pires, parce que vous avez été enfants du Seigneur et que vous n'êtes plus qu'adorateurs de Baal ! Les Amalécites, eux aussi, se croyaient à l'abri, derrière ces murailles monstrueuses; qui les a taillés en pièces, est-ce vous? non, c'est nous parce que le Seigneur nous embrasait de sa flamme. Malédiction sur les impies !

Tdus.

Malédiction ! Malédiction!

Astéria.

Enfin, que demandez-vous?

Le chef.

Que soit purifiée cette sentine d'abominations, chassées les filles impures, fustigés les baladins, mutilés les gitons, gardés à vue les beaux chevaliers aux cuirasses d'or. Est-ce pour nous donner de nouveaux maîtres que nous avons secoué de notre dos les anciens? Victorin ! nous voulons parler à Victorin, il

nous aime, lui, il nous comprend et notre sang

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est à lui. Il a toujours refusé ce titre de Maître, pourquoi pas de César ? Entends-tu, Astéria, choisis entre les Saints et les Impurs !

Astéria.

Puisque les Saints sont peut-être réprouvés, qui sait si les Impurs ne trouveront pas grâce aux yeux du Seigneur ?

Tous.

Jamais 1 Jamais ! D'abord tu as juré.

Astéria.

Et je tiendrai mon serment. Je le répète,

vous ne serez jamais témoins sur cette terre

d'un parjure de moi.

(Mouvements.)

Un serviteur [entrant).

Noble reine, un héraut portant la bannière d'Enguerrand a été introduit dans la ville. Il est là.

Astéria.

Qu'il entre! Tout de suite! Qu'il entre! [Le serviteur sort.) Nous allons reprendre nos dires. Mais vous le savez, d'Enguerrand, tout message importe.

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